Histoire: Du dix-septième siècle à l'époque contemporaine à Orbais.

La population d'Orbais est passée de 261 habitants à 1007 habitants en 2000 repartis en 294 maisons et elle a probablement fortement augmentée ces onze dernières années. L'esthétique du village d'Orbais se manifeste par son côté pittoresque et rural à vocation résidentielle. Les générations actuelles y tiennent avec ténacité de manière défensive . Elles communient ainsi à la psychologie et à l'anthropologie des générations antérieures . Elles sont aussi  tournés vers l'avenir et préfèrent  la beauté des arts et des sciences au service de l'ésthétique de la convivialité et du développement rural contemporain dans un cadre résidentiel. Dès 1845(1846) le village d'Orbais est séparé en deux par la chaussée de Wavre. Cette séparation devient dès lors , sur le plan strictement symbolique, un défi, une opportunité, une exigence, une marche vers la quête d'unité du village, de convivialité, de vivre ensemble qui ajoute une signature à la beauté esthétique de la configuration imagée du lezard d'Orbais. Terre agricole, Orbais est un village plein des fermes et des bois. Parmi les fermes on y trouve ceux d' Odenge, de Vranckx, près de l'église(du compte Adolphe de Bethune), de Gobart, la petite Odenge... Les bois d'orbais, de Malèves , de Buis...constituent le poumon écologique de l'entité.

La paroisse, l'église et le présbytère d'Orbais dépendent de l'Abbaye de Bonne-Espérance près de Thuin.  Orbais est le lieu du pélerinage et de la dévotion à sainte Wivine(XIIs). Monsieur l'abbé Potvin, curé d'Orbais reçoit les réliques et psautier de sainte Wivine.

Au dix-septième siècle la paroisse d'Orbais vit un calvaire douloureux. La foudre s'abat sur l'ancienne église d'Orbais. Celle-ci va demeurer longtemps hors d'usage, car le lieux devient théatre de vandalisme. Au dix-huitième siècle l'ancienne église est réparée sur décision du Conseil de Brabant.

"La nouvelle église de style classique fut construite sur sa butte en 1762, d'après les plans de l'architecte L.J. Vernay de Morialmé. Elle fut consacrée le 11 juillet 1766 par le comte Berlo, évêque de Namur"(1). "Le parvis de l'église a été réparé en 1992 puis les murs et les toitures:+ 6 millions"(2).

Au dix-neuvième et vingtième siècle, Orbais a une famille bienfaitrice, celle du député et sénateur Hippolyte Trémouroux, fils d'Isidore Trémouroux et d'Albertine-Joseph Delloye. Le sénateur Hippolyte Trémouroux a notamment un fils appelé Hippolyte Trémouroux qui fonde l'hospice d'Orbais, tenu par trois religieuses et situé en face de l'actuelle école primaire d'Orbais. Le fils Hippolyte Tremouroux fonde également l'hôpital d'Odenge. Orbais est aussi le village des Seigneurie d'Orbais, de prince Antoine d'Arenberg, de compte Adolphe de Bethune et sa progéniture, le comte Philippe de Bethune et sa progéniture, des messires, des sires...

En 1930, l'abbé Duchène est fêté comme curé de la paroisse d'Orbais pour ses trente cinq ans, bien qu'il soit déjà en fonction à Orbais dans les années 1900. Dépuis 1943 jusqu'à ce jour, la paroisse saint Lambert d'Orbais connaît six prêtres desservants, curés résidentiels, dont le plus ancien est l'abbé Cornet, lui-même précédé par l'abbé Duchène. Orbais connaît également trois présidents de Fabrique d'Eglise dont le plus ancien est le docteur Tombois, suivi par Marcel Marin et actuellement par monsieur Christian GRAS.

Au vingtième siècle, le 3 jullet 1966, les nouvelles cloches sont baptisées. Elles ont pour parrain monsieur Paul Coppin et madame Tombois pour marraine. Monsieur Paul Coppin est le dernier bourgmestre avant la fusion. Il amènage et inaugure aussi la maison de repos d'Orbais en septembre 1976. L'entreprise Coppin a contribué,dès le vingtième siècle, considérablement à l'essor économique et industriel à Orbais et dans l'entité de Perwez avec Derbigum mais aussi dans le pays. Après le déces de monsieur Paul Coppin en 1981, sa fille Helene Coppin dirige l'entreprise qui devient en 1994 une société anonyme, associée à l'immobilière pour la construction et la menuiserie...

Depuis des années, Helene Coppin rend des services considérables à la paroisse saint-Lambert d'Orbais avec une attention discrète particulière. Elle est la trésorière de la Fabrique d'Eglise d'Orbais. Elle poursuit, me semble-t-il l'engagement de son père, monsieur Paul Coppin qui fût le parrain du baptême des nouvelles cloches de l'église d'Orbais le 3 juillet 1966 en compagnie de madame Tombois, la marraine.

Orbais a toujours eu des personnalités, exceptionnelles, généreuses et bienfaitrices notamment attentionnées aux personnes les plus fragiles, les plus vulnérables mais aussi à la vitalité chrétienne de la communauté paroissiale et de ses desservants. Elles, ces personnalités, témoignent ainsi de leur foi engagée pour la gloire de Dieu et le salut du genre humain sur les pas des Seigneurs d'Orbais et de la spiritualité de Sainte Wivine sous le patronage de Saint Lambert, évêque et martyr en communion avec la spiritualité monastique. Cette rencontre si riche constitue une tradition de vie et une source de créativité pour plus d'accueil, de convivialité, du vivre ensemble, de jeûne, de partage et de prière pour le temps favorable de carême qu approche et qui nous conduit de vivre l'expérience joyeuse de Pâques dans le respect de la dignité de chacun et de la différence. Orbais témoigne que l'ouverture est une richesse partagée qui nous amêne à l'essentiel, la construction de la fratrie réelle et concrète, existentielle, simplement humaine et planétaire.

Abbé Hubert Adelain Mayituka Mangangula.

Desservant-Curé d'Orbais.

Source:

(1) et (2). C. Delooz, à la découverte de l'entité de Perwez, Lonzée, Gembloux, novembre 2001.

Commentaires

  • Royal ce moment passez en votre structure, un enorme compliment et felicitation. Merci enormément pour cette lecture.

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