• Raisonnement juridique et raisons d'agir chez Ricoeur

     Le raisonnement juridique naît d'un choix qui exclut et trahit l'autre partie en présence(soit le bourreau, soit la victime). Les raisons d'agir qui déterminent ce raisonnement juridique sont les desirs et les préférences des motivations fondamentales des personnes habilitées à dire le droit, la vérité judiciaire mais aussi la pluralité des motivations des personnes en présence qui sont concernées par le différend judiciaire(5). Ici l'opinion publique peut influencer ces motivations d'agir pour dire le droit dès lors que la médiatisation et l'imagérie télé-visuelle, électronale s'y mèlent de façon persistante et durable et permet à l'opinion publique d'intégrer ses motivations parmi celles des personnes en présence qui sont concernées par le différend judiciaire. Pour preuve il suffit de voir tout le travail d'Amnesty international à propos des prisonniers politiques incarcerés à travers le monde à cause es droits humains, des droits de l'homme, des droits individuels, des droits civiques, politiques, économiques, culturels, sociaux, religieux, voire à cause de l'accès sur internet.  S'appuyant encore sur HART, Ricoeur affirme que tous les actes du langage, tous les actes mentaux, tous les gestes corporels, tous les actes humains posés sur des objets, des évenements, des personnes, des relations, des rapports, des structures, des systèmes, des institutions, des communautés, des paroisses, des Eglises, des sociétés, des Etats et dans le monde peuvent être récusables parce qu'ils peuvent générer des conflits, des différends au regard non seulement de la morale mais aussi du droit, dans un Etat de droit. Le raisonnement judiciaire qui permet aux juges et avocats, mais aussi au ministère public, aux accusés et à la défense, aux bourreaux et aux victimes, voir à l'opinion publique d'être mis à l'égale distance du droit pour mettre fin aux conflits non seulement d'interprétation, de signification et d'argumentation mais aussi aux différends judiciaires ou juridiques est un processus argumentatif des différentes manières de recuser, de réclamer et d'accuser pour dire le droit, c'est-à-dire la vérité judiciaire. Un tel processus judiciaire argumentatif correspond à celui élaboré en critique littéraire et en sciences sociales où l'exigence argumentative est le lieu et l'espace de la validation de l'argument le plus plausible objectivement aux yeux de tous (6). Ricoeur compare la pluralité des manières d'être, de poser des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels et des actes humains dans la société, dans l'Eglise, dans la paroisse, dans le village, dans la communauté, dans l'Etat et dans le monde à la pluralité argumentative judiciaire où les juges, les avocats et le ministère public s'engagent frontalement dans les conflits d'interprétation, d'argumentation, de justification et de signification pour dire le droit, donner la vérité judiciaire permettant de mettre les différents protagonistes à l'égale distance du droit. Si la pluralité d'actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels, des actes humains est sujette à une pluralité des significations autonomes distinctes de la signification initiale elle ouvre également à la pluralité argumentative de l'individu singulier ou collectif qui est sommé de rendre compte de ses actes du langages, de ses actes mentaux, de ses gestes corporels, de ses actes humains dans la société, dans la paroisse, dans le village, dans la communauté, dans l'Eglise, dans l'institution, dans le système, dans le monde. Ces actes du langage, ces actes mentaux, ces gestes corporels, ces actes humains de cet individu singulier et ou collectif donnent lieu chez les destinataires à une exigence plurielle au niveau de la pluralité d'interprétation qu'ils suscitent dans leur inscription dans les cours des choses, des objets, des évenements, des situations, des personnes, des relations, des rapports, des systèmes, des structures, des institutions dans la communauté, la paroisse, le village, l'Eglise, la société, l'Etat et le monde. Les manières plurielles d'être, de vivre, de penser, de poser des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels, des actes humains dans la société, dans la paroisse, dans le village, dans l'Eglise, dans l'Etat et dans le monde ouvrent des nouvelles opportunités et des nouveaux défis dans le monde par le chemin de la pluralité des actes (du langage; mentaux;corporels;humains), des significations, d'interprétations et d'argumentations. La pluralité est le chemin du caractère drôle, voire de la dérision mais aussi du caractère polémique, conflictuel, voire de la contestation, de la critique et du soupçon de tous les actes du langage, de tous les actes mentaux, de tous les gestes corporels, de tous les actes humains qui ont une prétention dictatoriale, totalitaire, unitaire, stalinienne mystificatrice de sens. La contestation, la polémique, la critique, le soupçon sont inhérentes au processus de validation procédurale résultant de la pluralité des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels, des actes humains, de la pluralité des significations autonomes dès leurs inscriptions dans le cours des choses, des objets, des êtres, des personnes, des situations, des évenements, des rapports, des relations, des systèmes, des institutions dans la famille, dans le village, la communauté, la paroisse, l'Eglise, l'Etat, la société et le monde, tout comme de la pluralité de leurs interprétations et de la pluralité de leurs argumentations. Les actes du langage, les actes mentaux, les gestes corporels, les actes humains sont toujours déjà polémiques, contestables dès qu'ils s'inscrivent dans le cours des choses, des objets, des situations, des évenements, des personnes, des relations, des rapports, des structures, des systèmes, des institutions dans la vie en société et dans le monde. Un individu singulier ou collectif, une personne privée, publique, morale, juridique qui refuse d'emblée que ses actes du langage,ses actes mentaux, ses gestes corporels et ses actes humains soient par essence polémiques et contestables et qu'ils doivent être accueillis comme un verdict sans appel exigeant une obéissance moutonière, aveugle et propre aux pigeons et qui n'ouvre pas les possibilités et les opportunités d'une pluralité des mondes des significations, d'interprétations et d'argumentations sombre dans la violence totalitaire, dictatoriale, stalinienne et unitaire, voire sauvage. Ricoeur constate que seul le juge use de la violence c'est-à-dire de la force de la puissance publique pour dire le droit, pour dire la vérité judiciaire quand il impose sa décision judiciaire et épuise les procédures d'appel qui témoignent de la traçabilité de la pluralité d'actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels, des actes humains mais aussi de la pluralité des significations, des interprétations et des argumentations liées à des tels actes (7). Mais les raisons d'agir et de décider pour dire le droit suffisent-elles pour justifier un engagement personnel? Autrement dit, peut-on agir, avoir des raisons de le faire, c'est-à-dire poser des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels, des actes humains sans s'y engager personnellement? Qui dit engagement personnel ne dit-il pas aussi responsabilité personnelle et pourquoi pas culpabilité personnelle? C'est quoi s'engager personnellement? (A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé d'Orbais. (Perwez). Sources: (5) Ricoeur,op.cit.,p204-205. Voir aussi A. Hart, cité par Ricoeur, Op.cit,p.204-205. L'auteur explique sa pensée dans son ouvrage:"The Ascription of Responsability and Rights. (6)Ibid. (7) Ricoeur,op.cit.,p.205.

  • L'esprit de vengeance, de jalousie et l'agir humain chez Ricoeur

    Généralement ceux et celles qui parlent, pensent, font des gestes corporels et agissent envers les autres, la société, la communauté, la paroisse, l'Eglise, l'Etat, le monde par esprit de vengeance et de jalousie tombent sous le coup de la tentation négative du desir. Ils sont conscients de leur malice, de leur mauvaise foi et cherchent à justifier rationnellement leurs paroles, pensées, gestes corporels et actes humains vis-à-vis des autres, de la société, des structures, des systèmes, des institutions, des relations, des rapports, des choses, des évenements pour se faire prevaloir, pour se faire remarquer comme étant honnêtes au point de soigner leurs images. L'esprit de vengeance et de jalousie sont souvent traversés par le mensonge justificateur des rationalisations éventuelles et revèlent que l'homme n'est que mensonge. Parmi les raisons d'agir qui poussent les individus singuliers et collectifs de poser des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels et des actes humains dans la vie en société, dans la famille, dans la communauté, dans la paroisse, dans le village, dans l'Eglise, dans l'Etat, dans le monde Ricoeur note les desirs et les croyances(3). Les différentes manières d'être, de vivre, de parler, de penser, de faire des gestes et de poser des actes humains(actes du langage, actes mentaux, actes humains) témoignent chez les gens que ces derniers sont traversés par une pluralité des désirs, des croyances, des motivations, des caractères, des besoins, des motifs, des objectifs. Cette pluralité ouvre un monde des possibles, voir des possibilités des manières de justifier, de rationnaliser, d'argumenter les actes du langage, les actes mentaux, les gestes corporels et les actes humains posés dans la société, dans la communauté, dans la paroisse, dans le village, dans la vie, dans l'Eglise, dans l'Etat et dans le monde. La pluralité des significations, des argumentations et d'interprétations est comme un monde ouvert des possibilités d'une pluralité d'interprétation semblable au monde qu'un texte ouvre en étant sujet d'une pluralité d'interprétation(4). Ricoeur pense que les vrais motifs, les vraies raisons d'agir d'une personne individuelle, privée, publique, morale, légale, collective qui pose des actes du langage, des actes mentaux et des actes humains dans la famille, dans la société, dans l'Eglise, dans la communauté, dans la paroisse, dans le village, dans l'Etat et dans le monde ne se trouvent pas dans ses desirs et croyances mais dans les fondamentaux basiques de ses motivations profondes qui donnent la signification des tels actes du langage, de tels actes mentaux et des tels actes humains par rapport à la référence objective du bien moral et légal mais aussi par rapport aux destinataires de ces actes. Les actes du langage, les actes mentaux, les gestes corporels, les actes humains lorsqu'ils sont posés concrètement sont autonomes vis-à-vis de leurs auteurs, producteurs, acteurs et vis-à-vis de leurs destinataires ou victimes mais aussi vis-à-vis de la société, de l'Eglise , de la communauté, de la paroisse, du village et du monde. Cette autonomie des actes du langage, des actes mentaux et des actes humains developpe une pluralité des significations des tels actes distinct de la signification initiale de leurs auteurs, producteurs, acteurs. Cette pluralité des significations invite l'auteur ou les auteurs de tels actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels, des actes humains de rendre compte de ces actes à qui le demande pour bien vivre dans la société, dans l'Eglise, dans la communauté, dans la paroisse, dans le village, dans l'Etat, dans le monde. Une pluralité d'argumentation est alors lancée pour justifier et faire des rationnalisations afin de faire comprendre le sens, la signification de ses actes du langage, de ses actes mentaux, de ses gestes corporels et de ses actes humains. Qui dit pluralité, dit possibilité de conflit, contestation, remise en cause, justification, epreuve de vérité, distance critique et adhésion à l'argument le plus plausible, toujours déjà perfectible, améliorable. La pluralité des significations appelle de manière dialectique et paradoxale la pluralité d'argumentation mais aussi la pluralité d'interprétation et le conflit d'interprétation traversé par la quatriple épreuve du doute, du trouble, de l'abîme et de vérité. C'est pourquoi les actes du langage, les actes mentaux, les gestes corporels, les attitudes, les actes humains d'un individu singulier ou collectif, d'une personne privée, publique, morale, juridique posés sur les objets, les choses, les évenements, les personnes, les relations, les rapports, les structures, les systèmes, les institutions dans la société, dans l'Eglise et dans le monde sont traversés par la quatriple epreuve du doute, du trouble, de l'abîme et de vérité. Des tels actes,gestes et attitudes peuvent être enregistrés dans des dossiers d'archives oraux, textuels, visuels, télé-visuels pour assurer la traçabilité de l'imagérie qui ouvre au jugement moral, judiciaire et historique, voir politique, économique, culturel, religieux, social... La traversée de la quatriple epreuve du doute, du trouble, de l'abîme et de vérité donne aux actes du langage, aux actes mentaux, aux gestes corporels, aux actes humains non seulement leur signification objective mais aussi leur sens intelligible et rationnel, leur importance, leur sens moral et légal.  Cette traversée de la quatriple epreuve permet à l'individu singulier et ou collectif qui pose des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels et des actes humains dans la société, dans l'Eglise et dans le monde de mettre sur la table des hypothèses, de les traverser concrètement , de manière existentielle, expériencielle et scientifique à partir des exigences des doute, du trouble, de l'abîme et de vérité pour accèder la leurs validations lorsqu'il est sommé de rendre compte de ses actes du langage, de ses actes mentaux, de ses gestes corporels, de ses actes humains. Ricoeur parle ici de la responsabilité juridique lorsqu'il s'agit d'imputer des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels, des actes humains à son auteur ou à leurs auteurs, voir à des systèmes, des structures, des institutions, à des communautés, des nations, des Etats, des paroisses, des Eglises. Corroborant A. Hart, Ricoeur précise qu'attribuer les actes du langage, les actes mentaux, les gestes corporels, les actes humains à son auteur ou à leurs auteurs n'est pas une entreprise aisée. Les procédures judiciaires sont plurielles selon les cas traités, ce qui influence la logique du raisonnement judiciaire qui établit la responsabilité ou la culpabilité de l'auteur ou des auteurs sur les actes du langage, les actes mentaux, les actes corporels, les actes humains. Par exemple en cas de crime ou de contrat, le raisonnement juridique ou judiciaire n'est pas le même. Le crime rélève du droit penal tandis que le contrat relève du droit civil, administratif, contractuel. Un raisonnement juridique est une pure construction des décisions qui s'appuient sur une référence unique: a-Réfuter les excuses. -b) Recuser: les moyens de défense.-3) Réclamer ou accuser. Mais comment naît un raisonnement juridique et qu'est ça avoir avec les raisons d'agir? (A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé d'Orbais (Perwez). ( Sources: (3).Ricoeur,Ibid.,p.204. (4).Ibid

  • La redevabilité des actes et leurs raisons d'agir chez Ricoeur.

    Les actes du langage, les actes mentaux, les gestes corporels et les actes humains que pose un individu singulier ou collectif, une personne privée, publique ou morale, voire légale sont redevables devant la société des hommes, des communautés, des Eglises, des collectivités, des nations, des États et du monde. Cette exigence de redevabilité répond à la question du pourquoi de ces actes du langage, de ces actes mentaux, des ces gestes corporels et de ces actes humains posés par une personne privée, publique, morale, légale, voir par la communauté, la collectivité, l'institution, le système, la structure, la société, l'Église, l'Etat et le monde. Il est utile, nécessaire et capital de chercher à savoir pourquoi un individu singulier ou collectif pose des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels et des actes humains dans la vie, dans la société, dans la communauté, dans la paroisse,dans l'Église, dans l'Etat, au niveau des relations vis-à-vis de soi-même, avec les autres et avec les rapports, les relations, des structures, des systèmes et des institutions privées ou publiques, voir collectives. La question de pourquoi des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels et des actes humains d'un individu singulier ou collectif dans le cours des choses et des événements au sein de la société concerne fondamentalement tous les niveaux et espaces:personnel, relationnel,familial,local, regional,communautaire, national, supra-national, international, mondial, écclésial. Pour apprécier, voir juger moralement et légalement les actes du langage, les actes mentaux, les gestes corporels et les actes humains des personnes singulières,collectives, morales, légales, privées ou publiques au sein des communautés, des paroisses, des collectivités, des Églises, des systèmes, des structures, des institutions, des États et des nations il est utile, nécessaire et essentiel de connaître, de savoir les intentions, les motivations, les motifs, les circonstances, les causes, les objectifs, le but, la finalité et les raisons qui ont poussé l'individu singulier ou collectif, la personne privée, publique, morale, légale, voir les responsables de la communauté, de la collectivité, de l'institution, de la paroisse, de l'Église, de l'Etat à poser concrètement des tels actes du langage, actes mentaux,gestes corporels et actes humains mais aussi leurs conséquences prévisibles ou non. Il s'agit également de se demander objectivement si des tels actes du langage, actes mentaux, actes corporels, actes humains privés, publics, associatifs, collectifs, moraux et légaux, individuels ou collectifs transforment ou non l'état initial de la situation, de la chose, de l'objet, des personnes, des relations, des rapports, des structures, des systèmes, des institutions privées ou publiques, nationales ou internationales, des Églises et des États. Une telle succession des questions fondées sur le pourquoi des intentions, des motivations, de l'initiative, des circonstances, de l'environnement, de la visée, de l'objectif, du but, de la vision par rapport à l'exigence de cohérence éthique, morale et légale devant la société, la communauté, l'Église, l'Etat et le monde permet de percevoir si des tels actes du langage, de tels actes mentaux, des tels gestes corporels ou technico-robbotiques et des tels actes humains singuliers ou collectifs sont justifiés et justes, raisonnables, intelligents, sages, rationnels, eclairés, compréhensifs, compréhensibles et réellement responsables voir irresponsables devant l'intériorité de l'individu singulier ou collectif, devant les autres, devant la société, la communauté, la paroisse, l'Église, l'Etat, la nation et le monde. La responsabilité et ou la culpabilité des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels et des actes humains singuliers ou collectifs, voir des personnes morales, juridiquement constituées, des Église, des paroisses, des États, des institutions, des communautés, des communes, des villages, des régions, des nations et du monde se revèle à travers l'autonomie des ces actes du langage, de ces actes mentaux, de ces gestes corporels, des ces actes humains par rapport à l'état initial, au besoin initial, à la situation initiale de leurs  production. Une telle autonomie leurs confère une expressivité, une tournure, une identité, une singularité propre qui fait que des tels actes du langage, actes mentaux, gestes corporels, actes humains sont spécifi-quement tels ou tels et ont un lien inhérent avec les producteurs mais aussi avec les destinataires qui peuvent en être des victimes, des bénéficiaires, bref des interlocuteurs capables d'exiger des comptes, de poser des questions à leurs auteurs, acteurs, producteurs de savoir pourquoi, avec quel objectif, quel but, quelle finalité, quelles raisons pour mieux comprendre le sens, la signification, les motifs et la motivation qui les président de la part de leurs auteurs, acteurs, propriétaires, producteurs, concepteurs. Le devoir et le droit de réponse font partie des exigences inhérentes à la structure conceptuelle et pratique, voire conséquentielle de la responsabilité et ou de la culpabilité des actes du langage, des actes mentaux, des gestes corporels et des actes humains sur le plan éthique, moral et légal, voir-même culturel et anthropologique(1). Les actes du langage, les actes mentaux, les gestes corporels et les actes humains qui sont posés individuellement ou collectivement par des personnes, des communautés, des institutions sur d'autres personnes, groupes, sociétés, civilisations et qui revèlent fondamentalement des sentiments de vengeance et de jalousie ou des désirs de vengeance et de jalousie ne promeuvent pas la dignité humaine, l'égalité, la justice et les droits individuels, les droits humains, les droits civiques, les droits de l'homme, les droits citoyens, l'Etat de droit et la liberté à travers le monde. Des tels actes du langage ou des actes mentaux, des gestes corporels et des actes humains que realise l'individu singulier ou collectif, voir moral par sentiment et désir de vengeance et de jalousie diminuent leurs auteurs, producteurs, acteurs, concepteurs mais aussi leurs destinataires et également la société.  Ils font partie des maladies des civilisations et des sociétés qui entraînent le recul des civilisations. Ricoeur insiste pour dire que l'esprit de vengeance et l'esprit de jalousie, ces désirs et sentiments, ces dispositions qui s'installent dans les coeurs, dans les habitudes, dans les pensées, dans les caractères, dans les tripes des personnes singulières et collectives dénotent un effondrement de la conscience éthique  et méta-éthique,critique, rationnelle, du bon sens et de la vision globale des raisons d'agir (2). Mais qu'apporte à un individu singulier ou collectif un agir motivé par le désir négatif de la vengeance et de la jalousie? (A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé d'Orbais. (Perwez). ( Sources:(1). Ricoeur, Du Texte à l'Action. Essais d'hermeneutique II, coll. Esprit, Seuil,1986,p.203. (2). Ibid.,p.203-204. NB ANSCOMBE parle aussi du caractère de désirabilité du désir.