Le Mémorial eucharistique

Mémoire-aujourd'hui-promesse d'avenir. Quel encrage:mon être aujourd'hui. Quels vecteurs? Le passé, l'histoire, la mémoire, la Pâques du Christ, l'avenir, l'espérance, le but vers le quoi nous allons. Le passé, la mémoire, l'aujourd'hui? Nous sommes fondés dans notre foi et notre existence chrétienne par l'évenement, le moment du salut: la mort du Christ, sa resurrection et le don de l'Esprit. La mort et la resurrection du Christ c'est le centre de l'histoire qui nous touche aujourd'hui dans l'acte de l'eucharistie. Le dynamisme de l'accomplissement du Pâques universel est notre tension pour l'accomplissement de l'humanité. L'église(l'Eglise) assume le faire mémoire de son histoire sombre liée à la violence meurtrière. Dans nos communautés et paroisses les pages sombres du passé sont occultées(crises, départs). Nous avons veçu des crises complexes dans nos paroisses, communautés et nous faisons silence là dessus. Nos communautés, nos paroisses et nos familles souffrent des non dits de nos passés(ça pèse). Israël fait mémoire de ses chutes, défaites, victoires, des grandeurs et des faiblesses de ses rois. Nous avons péché. Faire mémoire de ses defaillances c'est proclamer la fidélité de Dieu. On fait la présence de Dieu dans notre histoire. En Israël: moments fondateurs du faire mémoire:exode, pâques, marche au desert, Sinaï: expériences de la detresse, de péché. Chrétiens faisons mémoire. Dieu sauve en Jésus:nos existences sont pascales. Le Christ accomplit en nous dans nos vies avec ses grandeurs et ses faiblesses la Pâques du Christ: Dieu qui se donne. Il est don. Accueillir le don de Dieu dans le Christ, les mains et les coeurs ouverts et consentir à devenir nous-même des dons c'est cela qui se passe pour nous dans l'eucharistie.  Pourquoi ne faisons nous pas une relecture de nos vies: manière de faire mémoire en nous-mêmes. Au  niveau personnel qu'est-ce que je fais de mon passé?(Impasses, echecs, blessures, cicatrices, blessures ouvertes, les non dits de ma propre vie)? Quel est mon capital, mon tresor personnel dans la foi? Relecture de mon histoire pour aimer ma vie et me reconcilier avec elle, telle est ma bénédiction. Faire une relecture de l'histoire de l'église, une relecture de ma paroisse, de ma communauté, une relecture de ma vie pour nous reconcilier et aimer l'église(l'Eglise), la communauté, la paroisse et nous-même. Puiser dans le passé l'assurance d'une fidélité de Dieu pour notre action d'aujourd'hui. La vitalité et la fecondité, deux critères de discernement pour decouvrir le vouloir de Dieu. Que nous ayons la vie et que nous l'ayons en abondance. Retrouver dans nos vies, dans l'histoire de nos communautés et dans l'histoire de l'église(l'Eglise) la ligne de la fécondité(le vouloir de mon Père est que vous portez beaucoup des fruits). Quels ont été mes fruits et comment les fructifier? Heritage, capital, expériences? Quel est notre aujourd'hui? L'aujourd'hui de Dieu est un aujourd'hui de vie, de présence et d'action. Vivre le moment présent, adherer au présent c'est répondre à la question que vais-je faire aujourd'hui, maintenant? Il n'est pas bon de ressasser le passé et de s'y accrocher. Il faut garder dans sa mémoire les moments sources et fondateurs, savoir qu'il faut habiter son présent, son âge. Etre disponible pour les tâches qui sont là aujourd'hui pour mon rôle actuel. Accepter son vieillissement, ses infirmités. Les jeunes frappés par les epreuves: cela est très dur: c'est dur parfois d'habiter son présent et de l'accepter. L'aujourd'hui est le pain que Dieu nous offre dans ce profil du temps présent où nous sommes conviés de saisir les opportunités. Dieu guette ma fidélité dans les momens que je vis maintenant, moments de joie, de bonheur et de malheur. Le sacrement du moment présent: il ne s'agit pas des juissances carpediemes mais d'abandon spirituel qui procure la liberté intérieure et la guérison de la volonté(fidélité). Notre fidélité passe par cette présence à l'instant en dépit de la mobilité. Les jeunes sont beaucoups moins aptes à durer dans un engagement à vie à cause de  mobilité. Ils ont besoin des projets, des valeurs mobilisatrices. Que dire de l'extrême rapidité du changement? A quoi tenir quand tout se defait plus vite, il faut des points fixes dans la mobilité:-1-La fidélité des anciens et des gens simples(sourire chaque jour au moment présent. Il y a une tâche à accomplir pour l'heure. Répondre à l'appel de la cloche pour l'oeuvre de chaque moment. Dire à Dieu ou à l'autre:je te promets fidélité dans les moments des joies ou des malheurs. Je serais toujours là présent à tes côtés. Je veux faire confiance à ce que nous sommes. Le Christ de l'évangile est mobile et rapide(2 ou 3 ans:ministère itinerant). Il passe Jésus, il faut que j'aille ailleurs. On ne peut pas le retenir, il ne s'attache pas. In ne connaîtra pas la durée. Il n'a pas fait l'expérience de vieillissement et de longue durée. Au bout de trois ans tout est semé et lancé. Il faut, il me faut: adhésion à la volonté du Père. Dieu a un desir infini. Le Christ s'attache à adhérer à ce vouloir, à accomplir cette volonté dans tout ce qu'il lui advient dans l'adversité, le refus, la trahison, la haine, le complot, l'échec, la violence, la mort. Jésus va à la source du vouloir de Dieu pour loger l'amour et la liberté de Dieu au coeur de la violence et de la mort pour guérir le vouloir humain. C'est ainsi que nous pouvons accueillir notre présent avec le compagnonnage de Jésus comme il a pris son présent en main avec liberté et responsabilité pour loger le desir infini de Dieu dans moi, dans l'autre, dans le monde. Mettre mon aujourd'hui et celui du monde dans l'eucharistie pour une vie la mienne et celle du monde , vie offerte comme don offert à l'autel de l'humanité est une grande bénédiction. Que dire de la promesse: j'attends le monde avenir? Aimer ce monde et desirer l'au-delà. Il y a un choc entre la beauté du monde et la fugacité, entre la lumière d'été et l'hiver. La bonté et la beauté du monde contiennent-elles une promesse? L'espérance est-elle fondée? Il y a urgence pour le chrétien à l'alimenter en le confrontant à la question de l'au-delà: et après, et après tout? Nous sommes en deuil de l'esperance car l'histoire est racontée par un fou qui est idiot devant la chute des utopies mobilisatrices. Messianisme biblique et logos grec sont l'héritage de la pensée chrétienne. Le temps biblique est une histoire avec un passé, une mémoire et un avenir qui peut être projeté en tant que promesse. Le Dieu biblique appelle à faire de l'histoire le lieu d'alliance parce que Dieu a un projet avec l'homme, il assume le risque rejeté du refus ou du devoilement du projet. L'aveu aux manquements de l'alliance et la foi dans le Dieu agissant dans l'histoire et dans le présent ouvre le futur car la promesse rend l'espérance possible. Le sens biblique de l'histoire et la rationalité grecque ont generé en occident l'idéologie du progrès reniant le developpement des autres peuples. En occident: le présent est incertain. La rationalité n'est pas écrite dans le temps et dans l'histoire. La dimension eschatologique du message chrétien a été delaissée en occident par le pessimisme, l'individualisme, l'étouffement. Le message chrétien:1-Avenir du monde dans l'histoire.-2-Au delà de la plenitude et de l'accomplissement et permet l'engagement dans le monde et l'ouverture à plus être du monde. L'Occident: sceptique sur l'au-delà de nous-même et du monde:improbable. Nous n'avons que les signes, les sacrements pour attester le Christ. Notre fragilité, celle de notre ministère et qui est unique et indispensable pour la vie des hommes: l'invisible fait sens dans les signes, sacrements et parole. L'attestation de l'espérance humaine est l'appel des enfants à la vie: l'amour de l'homme et de la femme fait naître les enfants sur la terre. C'est la foi et l'espérance de l'humanité dans sa grandeur et dans son devenir. L'espérance: liberté, capacité à créer, à faire du neuf. L'espérace véritable recquière une demaîtrise. L'attente des disciples a été deçu car ils n'esperaient pas la resurrection. Celle-ci accomplit de façon deroutante ce qui a été annoncé. Le deplacement des attentes nous maintient dans une deprise par rapport à nos prévisions et nous met en attente d'une autre nouveauté avec cette liberté intérieure qui nous invite à agir et à consentir: Non à l'immobilisme, non à la crispation. Oui à l'ouverture et à la disponibilité dans l'accueil de la promesse. Quel est cet au-delà dans le Nouveau-Testament? Crise, resurrection, accomplissement? Crise: La lumière, la vérité, l'amour: Le Christ est juge parce qu'il fait apparaître la vérité, nous fait adhérer à notre vérité et nous invite à adhérer dans une vie de lumière et d'amour. Non à l'orgueil, au mensonge, à la fermeture en nous-même. Oui à l'humilité, à l'honnêteté. Jugement implacable du Christ: lumière, vérité, amour, vie. La resurrection: un apori: pas rencontrer le Christ Vivant dans le domaine du sensible. Resurrection: le dernier saut de la grande évolution de la vie. Il y a de l'humain en Dieu dans l'eternité, entrons dans notre humanité dans la vie en Dieu par notre foi en sa Parole. La resurrection du Christ entraîne l'humanité, le cosmos vers l'accomplissement de la promesse de la création. Faire advenir dans nos vies des croyants l'attente et l'attention vers l'accomplissement douloureux de la création. La loi de la création: aspirer aux choses d'en haut en toute liberté et responsabilité. La conviction des saints: la joie du rire en dépit de tout. Pas nous attacher:être libre devant l'imprévisible, l'inattendue,  la mort. La sobriété: inventer des manières propres d'être econome dans l'usage des biens et énergies pour une saine distribution des ressources de la planète. Adhésion enjouée de notre présent. Nous ne devons pas fixer l'avenir: accueillir l'inattendue, l'imprévisible. Laisser l'avenir jouable pour les générations futures y compris dans l'église, dans l'Eglise. Notre espérance n'éfface pas les fragilités. Elle vivifie le présent. Le veilleur dans la nuit, les yeux grands ouverts dans la nuit de ce monde comme le moine, eviter d'être des taupes. Jn 11: La resurrection de Lazare? Le recit parle de Jésus et de celle de Lazare. L'émotion de Jésus est celle de sa mort prochaine. La lenteur de Jésus à se rendre à Bethanie, ses arrets peuvent-ils exprimer sa peur de la mort, ses angoisse? Peut-on dire qu'il hésite d'aller au lieu de la mort parce que ce n'est pas son lieux? Tout le recit bascule vers la resurrection. La réanimation atteste le pouvoir de Jésus sur la mort. Ce sont des paroles de Jésus qui  comptent ici: " crois-tu à cela que si tu vis et crois en moi tu ne mourra pas?". L'annonce de la resurrection apparaît difficile à accepter: la puissance de la vie est manifestée. Cette puissance balaie les individus. La vie avance avec d'autres nouveautés. Crois-tu cela? Croire l'incroyable sur la seule parole du Christ. Nous sommes incapables d'expliquer la resurrection du corps. Au moment de mourir nous nous abandonons dans la foi au Seigneur. " Celui qui croit en moi, même s'il meurt vivra. Tout homme qui crois en moi même s'il meurt, vivra". "Je fais confiance en ta parole, tu est le Fils de Dieu qui vient dans ce monde". Tout homme qui vit et croit en moi: la foi s'apanouie dans ma vie. Sort de dehors, sort du tombeau de nos lassitudes, de nos médiocrités, de nos complaisances. Sort dehors, libère ta vie." Deliez-le, et laissez-le aller". Rendre chacun à sa vie, l'appeler à aller: VAS. La foi en la resurrection exige de se defaire de ses propres liens, pour aller. Notre vie: liberer celui qui vit pour que sa foi en la resurrection puisse s'y epanouir. Je dois sortir de mes tombeaux. Je dois laisser le vouloir de Dieu liberer mon vouloir. Nous ne pouvons parler de la resurrection que si nous sommes des vivants. Et que dire de la transfiguration de Jésus? Que faites-vous? Comment vivez-vous? La visée ultime de toute vie chrétienne, de tout moine, de tout prêtre, de tout chrétien, du sacerdoce:  qu'est-elle? Notre desir le plus profond et le plus fort? Où est la source de notre vocation? Y revenir pour rafraichir et fortifier notre élan. La vie du moine est baptismale: vivre notre vie comme un baptême plongé dans la mort avec le Christ pour une renaissance constante avec lui jusqu'à l'accomplissement dans la resurrection. La vie comme un mystère pascale bien veçue dans la transfiguration est une bénédiction. Les moines contemplent ce mystère pour y rayonner: être conduit à l'ecart pour une vision et une contemplation. Il est rare de maintenir la volonté de changer car la montée est toujours dans une vision solitaire qui invite après tout à la descente, au combat avec soi-même dans la solitude et la méditation, dans l'ascèse où nous sommes defaits, où je suis defaits par le regard du Christ que je regarde et qui me regarde lumineusement(2Corinthiens3,18.). Seigneur accorde moi, accorde nous ton visage: vision, lucidité, courage de la vérité, reconfort, paix du coeur et de l'âme, mais aussi de l'esprit et confiance en toi, Jésus-Christ et Seigneur. Irradie nos consciences, nos libertés et nos lois de ta présence vivifiante et lumineuse. Que dire des rapports entre la loi, la conscience et la liberté dans la vie pastorale?(A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé d'Orbais.(Perwez).

Commentaires

  • bne fete de la promesse

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