• "J'accomplirai mes voeux envers Yahvé...(Ps116,(114-115),18-19.

    "J'accomplirai mes voeux envers Yahvé,oui devant tout son peuple, dans le parvis de la maison de Yahvé, au milieu de toi, Jérusalem! "(Ps116,(114-115),18-19. Oui mais pour quel peuple? pour quelle maison de Yahvé? pour quel Jérusalem?  Le peuple de l'ancienne alliance préfigure le peuple de la nouvelle alliance. La maison de Yahvé est cette maison de Dieu qui préfigure l'Église, corps du Christ. La Jérusalem préfigure aussi la Jérusalem céleste dans l'espérance du Royaume de Dieu qui est déjà là en oeuvre et qui demeure paradoxalement objet de notre espérance. La théologie biblique chrétienne confesse le Dieu trois fois saint, Père, Fils et Saint-Esprit. Le peuple de Dieu est le peuple de la nouvelle alliance. La maison de Dieu est l'Église, Une, Sainte, Catholique et Apostolique dans laquelle subsiste la vraie Église du Christ, Mystérium, corps du Christ, Communion des communions. En Jésus-Christ, Fils Unique du Père, le"ROI de rois", Maître, Seigneur et Sauveur s'accomplit pleinement de manière définitive la révélation cosmique, historique et eschatologique centrée sur la nouvelle alliance à travers l'Eucharistie qui fait l'Église.  Le Roi Salomon perçoit l'eclairci de cet accomplissement à travers l'exercice de son investiture royale, sacerdotale, prophétique et de la mission qui lui est confiée. Il croît à l'accomplissement des promesses faites par Yahvé à David son Père et fait la promesse à Dieu pour accomplir ses voeux envers Yahvé pour conduire, sanctifier et gouverner son peuple sur le chemin de Dieu à travers le sacrifice d'action de grâce. La profession ou l'annonce de la foi qui culmine dans la célébration liturgique se poursuit dans la vie du peuple et du Roi, serviteur de Dieu dans le témoignage, dans le style de vie, dans les oeuvres, dans les actes, dans les engagements concrets, dans la force de conduire, de sanctifier et de gouverner, d'agir avec un discernement du jugement. Il s'agit pour le Roi de poser des paroles, des décisions, des actes qui réalisent l'accomplissement des voeux envers Yahvé, devant l'universalité du peuple de Dieu, dans la nouvelle cité, la Jérusalem Céleste, pour l'avenement du Royaume de Dieu. L'accomplissement des voeux devant Yahvé est à la fois, voir paradoxalement de l'ordre spirituel et de l'ordre temporel pour le bien du peuple et le bien personnel du serviteur de Dieu, voir le bien suprême de Dieu-lui même. Sauvé des entrailles d'un grand poisson où il demeura trois jours et trois nuits (Jon 2,1), le prophète Jonas auparavant rebelle à sa mission (Jon 1,1-16), convertit en profondeur à l'expérience du malheur et de la libération, voir de son salut personnel offre une action de grâce à Yahvé. "Moi, aux accents de la louange, je t'offrirai des sacrifices. Le Voeu que j'ai fait, je l'accomplirai. De Yahvé vient le salut" (Jon 2,10). " A Yahvé, le salut! Sur ton peuple, ta bénédiction" (Ps3,9). " De toi vient ma louange dans la grande assemblée, j'accomplirai mes voeux devant ceux qui le craignent" (Ps22,26). Souffrances et espoirs du juste constituent le chant du Psaume 22(21). La plainte et la prière d'un innocent persécuté s'achèvent en action de grâces pour la délivrance attendue, vv23-27 et s'adaptent à la liturgie nationale par le v.24 et la finale universaliste,vv.28-32, où l'avènement du règne de Dieu dans le monde entier apparaît consécutif aux épreuves du serviteur fidèle. Proche du poème du Serviteur souffrant, Is52,13;53,12, ce Ps, dont le Christ prononça le début sur la croix, et où les évangélistes ont vu décrits par avance plusieurs épisodes de la Passion, est ainsi messianique au moins au sens typique.  Le sacrifice de communion qui est constitué en sacrifice de louange et en sacrifices votifs ou volontaires (Lv7,11-17) que le Roi Salomon rend à Yahvé devant son peuple dans la Tente pour accomplir ses voeux envers Yahvé préfigure l'eucharistie qui fait l'Église. Mais peut-on comprendre le sacrifice eucharistique sans contempler la passion du Christ, les trois reniements de Simon et la résurrection, voir la mission confiée à Simon lors de l'apparition au bord du lac de Tiberiade (Jn21,1-25)? Qu'est-ce qui s'est passé entre le Christ et Simon au bord du Lac de Tiberiade et pourquoi Simon, fils de Jean répondit-il au Christ: "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime"? (Jn21,17). Qu'est-ce qui s'est passé? Qu'est-ce que ça a donné? Quelle implication? Quelle suite? Quelles conséquences? Par qui? Pourquoi? Pour qui? Comment? Où? Quand? A quoi ça sert? (A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé d'Orbais.(PERWEZ).

  • La coupe et le pain (1Co10,16).

    "La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ?"(1Co10,16). Pour Saint Paul il s'agit de la coupe sur laquelle nous prononçons la bénédiction comme le Christ lors de la dernière Cène. Saint Paul précise que si ceux qui partagent le repas eucharistique ne sont pas réellement unis dans l'amour(v26), ils se mettent eux-mêmes dans la catégorie de ceux qui ont tué Jésus, Dt19,10; He6,4-6;10,29. Le critère dans cet examen de soi-même doit être la qualité de sa relation avec les autres membres de la communauté. Paul interprète une épidemie comme une punition divine pour le manque de charité qui a rendu l'eucharistie impossible(20). Les épreuves envoyées par le Seigneur sont des "jugements", prélude du jugement ultime. Mais elles visent la conversion qui évitera la condamnation finale(v32). Ces châtiments auraient été évités si le coupable s'était examiné lui-même et corrigé, en particulier à l'occasion de la communion au corps du Christ(v31). En 1Co11,23-26 nous lisons:"Pour moi, en effet, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis: le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain et après avoir rendu grâce, le rompit et dit:" Ceci est mon corps qui est pour vous, faites ceci en mémoire de moi". De même, après le repas, il prit la coupe, en disant:"Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi" chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne"(ICo11,32-26). Var:"Rompu pour vous", "donné pour vous". Le texte de Paul est proche de celui de Lc22,19-20;Mt26,26-28;Mc14,22-24;1Co11,23-25;Mt26,28+. Saint Luc parle de l'Institution de l'Eucharistie au chapitre 22. Pain et de la Coupe des vv19-20 pour mettre en parallèle le rite ancien de la Pâque juive et le rite nouveau de l'Eucharistie chrétienne. Ne comprenant pas cette construction théologique et s'étonnant de trouver deux coupes, des témoins anciens ont omis le v.20 ou même la fin du v.19 (à partir de "qui va être donné pour vous". On remarquera la parenté du texte de Luc avec celui de Paul. On peut comprendre:qui va être donné, versé"ou "qui doit être donné, versé. Dans son premier epître aux Corinthiens, chez saint Paul les chap12-chap14 (12-14) qui viennent après le répas du Seigneur (1Co11,17-33), traitent du bon usage des dons de l'Esprit (charismes), accordés à la communauté comme témoignage visible de la présence de l'Esprit, et pour remédier à la situation anormale d'une jeune communauté dont la foi n'a pas encore transformé la mentalité imprégnée de paganisme. Les Corinthiens sont tentés d'apprécier surtout les dons les plus spectaculaires, et de les utiliser dans une atmosphère anarchique imitée de certaines cérémonies païennes. Paul réagit en précisant qu'ils sont donnés pour le bien de la communauté, et donc ne doivent pas occasionner de rivalités(chap12). Puis il montre que la charité les surpasse tous (chap13). Enfin, il explique que leur hiérarchie s'établit d'après la contribution qu'ils apportent à l'édification de la communauté(chap.14). Bien avant Saint Paul, le Roi Salomon a privilégié le bien de Yahvé à travers le bien de son peuple pour promouvoir la culture de la vie et non de la mort. Il s'est considéré lui-même comme un serviteur que Dieu a tiré de l'extrême angoisse et du malheur de le suivre fidélement pour lui confier la mission de conduire, de benir, de sanctifier et de gouverner son peuple selon le coeur de Dieu. Accueillant les promesses divines, le Roi Salomon promet de servir Dieu de manière définitive et exclusive à travers le service spirituel, temporel dû à son peuple et à son royaume. "J'accomplirai mes voeux envers Yahvé, oui, devant tout son peuple! Elle coute aux yeux de Yahvé la mort de ses fidèles"(Ps116(114-115),14-15. Ce OUI du psalmiste, voir du Roi Salomon ne préfigure -t-il pas le OUI Marial? Quel engagement? Quelle responsabilité? Quelle confiance dans le Seigneur? Quelle responsabilité spirituelle et temporelle devant la communauté ecclésiale, l'Eglise, la société, le peuple, le monde et la création toute entière? (Is4",4; Ps72,14). Quels voeux et pour quel peuple? En vue de quoi? de qui? Et qu'est-ce que ça donne? Pour combien de temps? Quid de la fragilité et de l'audace de croire, de proclamer, de célébrer, de témoigner et d'agir? Isaïe 44 affirme que Dieu est protecteur et libérateur d'Israël. C'est un oracle de salut, parallèle à celui de 41,8-20. Israël n'a rien à craindre,vv1 et 5, car son élection ancienne par Yahvé est un gage de la délivrance prochaine. "Car tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t'aime. Aussi je livre des hommes à ta place et des peuples en rançon de ta vie"(Is43,4). Dieu prend l'initiative de l'élection du peuple d'Israël et est le premier à compter sur lui afin qu'Israël compte exclusivement sur Dieu Yahvé qui aime Israël pour toujours. Voilà pourquoi elle coute aux yeux de Yahvé la mort de ses fidèles. Car elle romprait toute relation entre eux et lui,cf.Ps6,6+. Les versions ont interprété ce texte d'après le dogme de la résurrection:"Elle est précieuse aux Yeux de Yahvé, la mort de ses amis. Dans le premier Livre des Rois, la Reine de Saba qui visite le Roi Salomon va s'exclamer en action de grâce à propos de la suprême sagesse du Rois:"Béni soit Yahvé ton Dieu qui t'a montré sa faveur en te plaçant sur le trône d'Israël; c'est parce que Yahvé aime Israël pour toujours qu'il t'a établi roi, pour exercer le droit et la justice"(IR10,9). Oui, elle coute aux yeux de Yahvé la mort de ses fidèles victimes de l'oppression, de la violence, de la dictature, de l'exploitation, de la guerre, de la pauvreté, des conditions degradantes. Aussi affirme le psalmiste au Ps 72(71):"De l'oppression, de la violence, il rachète leur âme, leur sang est précieux à ses yeux"(Ps72(71),14. Le Messie, le roi promis est celui pour qui Israël prie pour le succès de la mission salvatrice. Mais on pourrait aussi comprendre: Il ( le Messie) intercédera pour lui ( le pauvre ) et le bénira ". Mais qui est le roi promis au Psaume 72(71)? Dédié à Salomon, roi juste et pacifique, riche et glorieux, 1R3,9,12,28; 4,20; 10,1-29; 1Ch22,9, ce Ps appelle le roi idéal de l'avenir. La tradition juive et chrétienne y a vu le portrait anticipé du roi messianique prédit par Isaïe, 9,5;11,1-5, et Zacharie,9,9s. Le Psaume 61(60) est une prière d'un exilé. A la plainte du lévite exilé loin du mont Sion,vv.2-6, s'ajoute une prière pour le roi,vv7-8. " Au jours du roi ajoute les jours; ses années: génération sur génération. Qu'il trône à jamais devant la face de Dieu! Assigne Amour et Fidelité pour le garder"(Ps61(60),7-8; Ps21,5+; Ps72,5;89,5,30,34,37;Ps40,12;85,11s;89,15,25;Pr20,28. "Alors je jouerai sans sans fin pour ton nom, accomplissant mes voeux jour après jour"(Ps61(60),9. La fidélité à l'appel du Seigneur implique la louange par le chant, la musique, la danse, les instruments à cordes, voir son corps, sa voix, ses gestes corporels, ses cris. Elle appelle à jubiler joyeusement dans le Seigneur et à le servir joyeusement, chaleureusement avec enthousiasme dans l'accomplissement des voeux de pauvreté, de chasteté et d'obeissance pour le Royaume de Dieu, pour mon propre salut personnel et pour le salut de l'Eglise, du monde et de l'humanité, des hommes. La célébration de la foi par la liturgie, les sacrements, les prières de louange, de demande, de supplication, d'intercession, de contemplation et d'action de grâce mais aussi par le chants, la musique, la danse, les tambours, les instruments, je la vis sous la vision mystique mariale, la servante du Seigneur et mère du Grand OUI définitif à Dieu en m'incrustant au Coeur Sacré de Jésus. Le psalmiste, Roi Salomon offre l'action de grâce qui est le prélude de l'eucharistie à travers le sacrifice d'actions de grâces ponctué par la proclamation de la foi, celle-ci est une proclamation de la puissance du NOM de Yahvé avec une vision de l'eclairci du Magnificat Marial. Cet hymne de libération neo-testamentaire est porté par une mystique de l'action contemplée par Yahvé qui brisa les chaînes et rend le salut, la libération, la liberté des enfants de Dieu, la résurrection, l'excès de vie divine aux pauvres, aux opprimés, aux prisonniers, aux exploités, aux exclus, aux personnes fragiles, aux oubliés de l'histoire et de la contemporaineté. "De grâce, Yahvé, je suis ton serviteur, je suis ton serviteur fils de ta servante, tu as défait mes liens. Je t'offrira le sacrifice d'action de grâces, j'appelerai le nom de Yahvé"(Ps116(114-115),16-17; Ps86(85),16,Lv7,11+. Même dans l'epreuve dit le psalmiste le serviteur de Dieu offre l'eucharistie, les sacrements et les sacramentaux au nom de Yahvé pour accomplir généreusement sa mission dans une attitude de prière. Le Ps86(85) qui est une prière de David dans l'épreuve est une composition hellénistique sans grande unité littéraire, qui reflète l'état d'âme de juifs dévots, précurseurs des Assidéens de l'époque maccabéenne. Mais quelle prière dire dans les moments de doutes, des troubles, d'âbimes, des epreuves personnelles et collectives? "Mais toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, plein d'amour et de vérité, tourne-toi vers moi, pitié pour moi! Donne à ton serviteur ta force et ton salut au fils de ta servante, fais pour moi un signe de bonté. Ils verront, mes ennemis et rougiront, car toi, Yahvé, tu m'aides et me consoles"(Ps8§,15-17); Ex34,6+;Ps103,8;Ps145,8;Ps25,16;Ps116,16.  Ps86(85),16:"Tourne-toi vers moi, pitié pour moi! Donne à ton serviteur ta force et ton salut au fils de ta servante"(Ps86(85),16. Proclamation de la foi, célébration de la foi par les sacrements et de manière particulière par le sacrement de l'eucharistie, centre des sacrements et qui fait l'Eglise et temoignage constituent le condensé du sacrifice d'action de grâce dont le serviteur de Dieu est habilité à offrir de par son investiture sacerdotale ministérielle enracinée dans son investiture baptismale, sacerdotale, royale et prophétique. Pour le Lévitique 7, le prêtre offre le sacrifice d'action de grâce en suivant le rituel du sacrifice de réparation et de manière particulière le sacrifice de communion qui est à la fois le sacrifice de louange (LV7,11-15) et également le sacrifice votifs ou volontaires (LV7,16). Le prêtre retablit l'Alliance entre Yahvé et son peuple, mais aussi entre yahvé et le prêtre par l'intercession de celui-ci, pour le salut de tous  en offrant les differents sacrifices d'holocaustes, d'oblation, le sacrifice pour les péchés du chef et ou du peuple, le sacrifice de réparation, c'est-à-dire le sacrifice de louange et le sacrifice votifs ou volontaires dans la Tente de Yahvé et en respectant les règles rituelles, strictes et les commandements de Yahvé affirme le Levitique. " J'accomplirai mes voeux envers Yahvé, oui devant tout son peuple, dans le parvis de la maison de yahvé, au milieu de toi, Jérusalem!"(Ps116,(114-115),18-19. L'accomplissement des voeux correspond et répond t-il à l'accomplissement des promesses de Dieu faite à David. Qu'est ce que le Roi Salomon perçoit comme eclairci dans cette promesse dont l'initiative est divine tant du côté de Dieu que de l'homme, du Roi? Que préfigurent le peuple, la maison et Jérusalem?(Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé d'Orbais(PERWEZ).

  • Comment rendrai-je à Yahvé tout le bien qu'il m'a fait(Ps116(114-115),12

    Comment rendrai-je à Yahvé tout le bien qu'il m'a fait? J'élèverai la coupe du salut, j'appellerai le nom de Yahvé"(Ps116(114-115),12-13. Rite d'action de grâces conservés dans la liturgie juive et chrétienne.(cf1Co10,16). La péricope de 1Co10,14-22 qui parle des repas sacrés et des directives pour ne point pactiser avec l'idolâtrie est précedée de 1co10,1-13 qui donne le point de vue de la prudence et les leçons du passé d'Israël. Cette section commente le dernier mot de la section précédente:"disqualifiée". Le danger d'être rejeté existe: les exemples tirés de l'histoire d'Israël le montrent. Et la cause de cette élimination a été l'orgueil et la présomption. Que les "flots" se gardent donc de ces vices. Paul évoque la nuée et le passage de la mer Rouge, figures du baptême, la manne et l'eau du rocher, figures de l'Eucharistie, pour inviter les Corinthiens à la prudence et à l'humilité: les Hébreux au désert ont d'une certaine façon, bénéficié des mêmes dons qu'eux; ils ont néanmoins déplu à Dieu pour la plupart,V.5. Selon une tradition rabbinique, le rocher de Nb20,8 suivait Israël au désert. Paul emploie le passé car ce rocher n'existe plus. Des exemples types que Dieu a suscités pour figurer par avance les réalités spirituelles de l'ère messianique("antitypes", 1P3,21, mais cf.He9,24). Bien que dépassant la conscience claire des auteurs inspirés, ce sens"typique"(ou "allégorique",Ga4,24) des Livres Saints n'en est pas moins scripturaire parce que voulu de Dieu, auteur de toute l'Ecriture. Ordonné à l'instruction des chrétiens, il a été souvent dégagé par les auteurs du NT. Paul inculque à plusieurs reprises, v11 et 9,9s; Rm4,23s;5,14;15,4;cf2Tm3,16, et des écrits entiers comme le quatrième évangile ou l'épître aux Hébreux sont fondés sur une typologie de l'AT. Le Seigneur c'est le Christ. Saint Paul affirme:"aucune tentation ne vous est survenue, qui passât la mesure humaine. Dieu est fidèle; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-délà de vos forces; mais avec la tentation, il vous donnera le moyen d'en sortir et la force de la supporter"(1Co10,13). Tenter? Tenter, c'est d'abord éprouver, mettre à l'épreuve, reconnaître la réalité derrière les apparences. Dieu "tente" l'homme, bien qu'il le connaisse à fond, Jr11,20+,2Ch32,31, pour lui donner l'occasion de manifester l'attitude profonde de son coeur, Gn22,1+;Ex16,4;Dt8,2,16;13,4;Jdt8,25-27. Mais cette épreuve est souvent provoquée par des circonstances extérieures, ou encore par le Diable, le "Tentateur",Jb1,8-12;Mt14,1p;1Co7,5;1Th3,5;Ap2,10, ou par la convoitise, Jc1,13-14;1Tm6,9, ce qui donne au mot le sens d'une séduction, d'une attirance vers le mal, dont le fidèle peut néanmoins triompher avec l'aide de Dieu, Si44,20;Mt6,13p;26,41;Lc8,13;1P1,6-7. Jésus a voulu lui-même être tenté pour renforcer ainsi sa soumission à la volonté du Père, Mt4,1p+; 26,39-41p;He2,18;4,15. Quant à l'homme qui "tente" Dieu, son attitude est blasphématoire, Ex17,2,7;Ac15,10+. Quand le psalmiste dit "j'éléverai la coupe du salut, j'appellerai le nom de Yahvé (Ps116(114-115),13, de quelle coupe s'agit-il? Ne préfigure-t'-il pas par une vision mystico-prophétique l'eucharistie? Saint Paul y répond en 1Co10,16: "La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ?"(1Co10,16).(A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé d'Orbais.(PERWEZ).