• Archétype du héros, nouveau système et professionnalisations

    "Ce billet prend appui sur les réflexions du Prof. Dr Sylvain Luc, des FUNDP à Namur, exposées oralement lors d'une conférence intitulée "Coopération au développement et archétype du Héros" lors du colloque international "regards croisés sur la coopération au développement" organisé le 8-9 décembre2010 à Bruxelles par l'asbl ECHOS Communication. En autres, j'emprunte sa conception de systémique archétypique. Je tiens toutefois à préciser qu'il s'agit ici d'une interprétation de ses propos qui n'engage que moi".

    Il s'agit pour nous d'analyser, d'étudier et de refléchir sur les processus archaïques et nouveaux inconscients et conscients qui permettent l'émergence d'archétype du héros, du nouveau système et des professionnalisations des manières d'être, de regard et d'agir méta-éthiques et métaphysiques dans ce combat pour le développement humain de soi et la maturation en mode coopératif méta-éthique et métaphysique concrète de soi, de l'autre, du structure, du système notamment intra et extra-ecclésial et de la société. Il existe un système inconscient des relations qui fonctionne car si l'autre devient agressif, je réagis. L'inconscient se manifeste, influence le comportement individuel et collectif, influence la relation à l'autre, à la société, à la collectivité et à la communauté. C'est un système pluriel. Comment décrire ces sytèmes inconscients qui conditionnent nos manières d'être, de regarder, nos regards et d'agir concrètement de façon méta-éthique et métaphysique sous un modèle interprétatif? Des outils de psychologie analytique(G.G JUNG) et systémique (Paulo ALTO) permettent de rélèver des systémiques archétypiques qui constituent des phenomenes inconscients structurants comme l'archétype du héros qui pourrait devenir un paradigme capabe d'influencer le coopérant et le coopéré, le supérieur et l'inférieur, la relation du commandement et de l'obéissance, la relation à soi et à son corps, la relation à soi et à l'autre, à la structure, au système, à l'institution, à la communauté, à la société, à l'église. Ces personnes impliquées dans ces différentes relations doivent-elles incarner l'archétype du Héros? Que dire des complexes archétypales de Héros?  Ces questions sont soulévées par Carl Gustave Jung(1875-1961), psychiatre Suisse, qui , pour la pétite histoire, rencontre Freud en 1907 et découvre l'inconscient. En 1913, il rompt avec Freud car il refute la primauté de la sexualité sur la libido. Il approfondie les concepts majeurs: complexe, inconscient collectif, archétypes, personna, animus, anima, introversion, extraversion, individuation, soi... En 1948, il fonde l'institut de psychologie analytique à Zurich.  Ses théories seront appliquées dans des domaines tels que:-la pratique de la thérapie analytique;-le coaching;-le detecteur du mensonge, la typologie psychologique (MBTI,MYERS,BRIGGS TYPE INDICATOR). Il distingue l'inconscient de l'inconscient collectif et de l'archétype du Heros. L'inconscient personnel est constitué des continus sous le seuil de la conscience plus refoulée et de éléments n'ayant plus la tension énergétique suffisante pour appartenir à la conscience. Tandis que l'inconscient collectif est l'héritage archaïque. Dans ce cadre, l'archétype du Héros a pour point positif d'être sacrificateur, libérateur et pour point négatif d'être en souffrance: ostracisme, douleur. L'archétype du Héros a des caractéristiques majeures;-une grande capacité d'empathie;-ressent la souffrance de l'autre;-est convainquant;- seducteur;-manipulateur;- a des pulsions auto-destructrices;- est un travailleur acharné;- se positionne en sauveur;- a le désir de reconnaîssance(père). Toutes ces caractéristiques sont inconscientes. Le processus qui permet de constituer inconsciemment l'archétype du Héros est marqué par:-la possession;-l'autonomie ( delire héroïque );-la psychose;-l'inflation;-le siège d'une extension de la personnalité;-la dilatation du moi;-l'impression d'avoir atteint un savoir absolu, la révélation d'une mission et l'auto-attribution de toute une série de qualité. L'archétype de Héros est également marquée par le processus de compensation:depression, suicide inconscient, déni et ou agression de l'autre, identification, imitation inconsciente, aliénation, perte d'individualité, stress, anxiété, nevroses paranoïaques, burn-aut,(on a envie de bosser mais on n'a pas de travail) suicide. De manière inconsciente, l'archétype du Héros vit des conflits intérieurs entre individualité ( tu n'est pas ça ) et identification ( oui, je suis ça ). L'archétype du Héros agit inconsciemment par projection ( dissimulation, bouc emmissaire) mais aussi par introjection ( phénomène d'assimilation, de dilatation, d'assimilation exigeante ). L'archétype du Héros peut concrètement, sur le plan méta-éthique et métaphysique, de manière inconsciente, jouer sur les relations entre soi-même et son corps, entre soi et l'autre, la structure, le système...pour installer inconsciemment des relations et des rapports d'humiliation, de dépendance. Ceux-ci génèrent la victimisation de l'autre qui se cherche inconsciemment un bouc emmissaire ou se met en état de persécution. En générant le système persécuteur, l'archétype du Héros donne naissance à la position depressive, à la culpabilité de l'autre victime de l'auto-persécution qui finit de s'installer dans une position singulière ou collective, sinon communautaire schiizoïdique, schizofreneïque, paranoïaque defensive de son identité parce que victime. La victimisation entraine la resistance pervers face aux projets de société pour l'avenir et qui sont portés, defendus par l'archétype du Héros agressif et dont cette agressivité individuelle, personnelle,structurelle, systémique...pourrait entraîner des effets systémiques. Sur le plan méta-éthique et métaphysique, la construction du sens au sein de l'intersubjectivité, de la collectivité, de la communauté, de la société se vit inconsciemment dans le cadre de l'archétype du Héros dans une triangulation dramatique constituée par: le héros, le persécuteur et la victime. Ces trois personnages inconscients génèrent des mythes différents pour véhiculer le sens, la vérité constituée des mythologèmes(systèmes)présents dans les discours personnels, interpersonnels, interinstitutionnels, intergénérationels, interculturels des acteurs qui se mettent inconsciemment du côté du héros ou du persécuteur, voir des victimes pour asseoir des rationalisations inconscientes qui permettent de soulager la souffrance, de faire avancer les choses, de lutter contre l'exclusion. Ces systèmes mythologiques construisent la crise comme le lieu de la fabrication des victimes qui sont eux-mêmes complémentaires au Héros et manifestent leur sentiment d'impuissance devant les différentes logiques méta-éthiques et métaphysiques des systèmes complexes capitalistes, politiques, sécuritaires qui portent atteinte au sens. Ils permettent de trouver inconsciemment l'Age d'Or dans le passé ou dans le futur et consolident la reconstruction inconsciente à postériori de l'histoire:"avant c'était mieux". Les systèmes mythologiques sont constituée par quatre piliers:l'héros, l'âge d'or, la crise et la victime. Ces quatre piliers sont traversés par un effet de miroir qui les aspirent chacun et tous vers le haut. Ces systèmes mythologiques ont pour caractéristiques:-la resistance au changement;-le sentiment d'impasse;-la mobilisation de la plainte;-le decouragement à moindre embûche;-la resignation;-la crise de sens;- le sentiment d'urgence et l'irrationalité. Les victimes qui baignent dans ces systèmes mythologiques promeuvent inconsciemment l'emergence de la figure du bouc emissaire et recours au risque comportemental, c'est-à-dire à la triangulation dramatique structurelle:-Héros-Victime-Persécuteur. Des questions méta-éthiques et métaphysiques concrètes pourraient être posées dans le domaine du développement méta-éthique et métaphysique de soi, de l'autre, de la structure, du système, de la communauté, de la collectivité et de la société portées par un horizon coopératif. Par exemple:-Qui est le persécuté?- Qui est le Héros?- Qui est la victime?- Qui est le persécuteur?- Quelle est la nature et l'essence même de la crise? ( A suivre).Abbé Hubert Adelain Mayituka Mangangula.Desservant.Curé d'Orbais.(Perwez).

  • Archétype du héros, nouveau système et professionnalisations

    "Ce billet prend appui sur les réflexions du Prof. Dr Sylvain Luc, des FUNDP à Namur, exposées oralement lors d'une conférence intitulée "Coopération au développement et archétype du Héros" lors du colloque international "regards croisés sur la coopération au développement" organisé le 8-9 décembre2010 à Bruxelles par l'asbl ECHOS Communication. En autres, j'emprunte sa conception de systémique archétypique. Je tiens toutefois à préciser qu'il s'agit ici d'une interprétation de ses propos qui n'engage que moi".

    Il s'agit pour nous d'analyser, d'étudier et de refléchir sur les processus archaïques et nouveaux inconscients et conscients qui permettent l'émergence d'archétype du héros, du nouveau système et des professionnalisations des manières d'être, de regard et d'agir méta-éthiques et métaphysiques dans ce combat pour le développement humain de soi et la maturation en mode coopératif méta-éthique et métaphysique concrète de soi, de l'autre, du structure, du système notamment intra et extra-ecclésial et de la société. Il existe un système inconscient des relations qui fonctionne car si l'autre devient agressif, je réagis. L'inconscient se manifeste, influence le comportement individuel et collectif, influence la relation à l'autre, à la société, à la collectivité et à la communauté. C'est un système pluriel. Comment décrire ces sytèmes inconscients qui conditionnent nos manières d'être, de regarder, nos regards et d'agir concrètement de façon méta-éthique et métaphysique sous un modèle interprétatif? Des outils de psychologie analytique(G.G JUNG) et systémique (Paulo ALTO) permettent de rélèver des systémiques archétypiques qui constituent des phenomenes inconscients structurants comme l'archétype du héros qui pourrait devenir un paradigme capabe d'influencer le coopérant et le coopéré, le supérieur et l'inférieur, la relation du commandement et de l'obéissance, la relation à soi et à son corps, la relation à soi et à l'autre, à la structure, au système, à l'institution, à la communauté, à la société, à l'église. Ces personnes impliquées dans ces différentes relations doivent-elles incarner l'archétype du Héros? Que dire des complexes archétypales de Héros?  Ces questions sont soulévées par Carl Gustave Jung(1875-1961), psychiatre Suisse, qui , pour la pétite histoire, rencontre Freud en 1907 et découvre l'inconscient. En 1913, il rompt avec Freud car il refute la primauté de la sexualité sur la libido. Il approfondie les concepts majeurs: complexe, inconscient collectif, archétypes, personna, animus, anima, introversion, extraversion, individuation, soi... En 1948, il fonde l'institut de psychologie analytique à Zurich.  Ses théories seront appliquées dans des domaines tels que:-la pratique de la thérapie analytique;-le coaching;-le detecteur du mensonge, la typologie psychologique (MBTI,MYERS,BRIGGS TYPE INDICATOR). Il distingue l'inconscient de l'inconscient collectif et de l'archétype du Heros. L'inconscient personnel est constitué des continus sous le seuil de la conscience plus refoulée et de éléments n'ayant plus la tension énergétique suffisante pour appartenir à la conscience. Tandis que l'inconscient collectif est l'héritage archaïque. Dans ce cadre, l'archétype du Héros a pour point positif d'être sacrificateur, libérateur et pour point négatif d'être en souffrance: ostracisme, douleur. L'archétype du Héros a des caractéristiques majeures;-une grande capacité d'empathie;-ressent la souffrance de l'autre;-est convainquant;- seducteur;-manipulateur;- a des pulsions auto-destructrices;- est un travailleur acharné;- se positionne en sauveur;- a le désir de reconnaîssance(père). Toutes ces caractéristiques sont inconscientes. Le processus qui permet de constituer inconsciemment l'archétype du Héros est marqué par:-la possession;-l'autonomie ( delire héroïque );-la psychose;-l'inflation;-le siège d'une extension de la personnalité;-la dilatation du moi;-l'impression d'avoir atteint un savoir absolu, la révélation d'une mission et l'auto-attribution de toute une série de qualité. L'archétype de Héros est également marquée par le processus de compensation:depression, suicide inconscient, déni et ou agression de l'autre, identification, imitation inconsciente, aliénation, perte d'individualité, stress, anxiété, nevroses paranoïaques, burn-aut,(on a envie de bosser mais on n'a pas de travail) suicide. De manière inconsciente, l'archétype du Héros vit des conflits intérieurs entre individualité ( tu n'est pas ça ) et identification ( oui, je suis ça ). L'archétype du Héros agit inconsciemment par projection ( dissimulation, bouc emmissaire) mais aussi par introjection ( phénomène d'assimilation, de dilatation, d'assimilation exigeante ). L'archétype du Héros peut concrètement, sur le plan méta-éthique et métaphysique, de manière inconsciente, jouer sur les relations entre soi-même et son corps, entre soi et l'autre, la structure, le système...pour installer inconsciemment des relations et des rapports d'humiliation, de dépendance. Ceux-ci génèrent la victimisation de l'autre qui se cherche inconsciemment un bouc emmissaire ou se met en état de persécution. En générant le système persécuteur, l'archétype du Héros donne naissance à la position depressive, à la culpabilité de l'autre victime de l'auto-persécution qui finit de s'installer dans une position singulière ou collective, sinon communautaire schiizoïdique, schizofreneïque, paranoïaque defensive de son identité parce que victime. La victimisation entraine la resistance pervers face aux projets de société pour l'avenir et qui sont portés, defendus par l'archétype du Héros agressif et dont cette agressivité individuelle, personnelle,structurelle, systémique...pourrait entraîner des effets systémiques. Sur le plan méta-éthique et métaphysique, la construction du sens au sein de l'intersubjectivité, de la collectivité, de la communauté, de la société se vit inconsciemment dans le cadre de l'archétype du Héros dans une triangulation dramatique constituée par: le héros, le persécuteur et la victime. Ces trois personnages inconscients génèrent des mythes différents pour véhiculer le sens, la vérité constituée des mythologèmes(systèmes)présents dans les discours personnels, interpersonnels, interinstitutionnels, intergénérationels, interculturels des acteurs qui se mettent inconsciemment du côté du héros ou du persécuteur, voir des victimes pour asseoir des rationalisations inconscientes qui permettent de soulager la souffrance, de faire avancer les choses, de lutter contre l'exclusion. Ces systèmes mythologiques construisent la crise comme le lieu de la fabrication des victimes qui sont eux-mêmes complémentaires au Héros et manifestent leur sentiment d'impuissance devant les différentes logiques méta-éthiques et métaphysiques des systèmes complexes capitalistes, politiques, sécuritaires qui portent atteinte au sens. Ils permettent de trouver inconsciemment l'Age d'Or dans le passé ou dans le futur et consolident la reconstruction inconsciente à postériori de l'histoire:"avant c'était mieux". Les systèmes mythologiques sont constituée par quatre piliers:l'héros, l'âge d'or, la crise et la victime. Ces quatre piliers sont traversés par un effet de miroir qui les aspirent chacun et tous vers le haut. Ces systèmes mythologiques ont pour caractéristiques:-la resistance au changement;-le sentiment d'impasse;-la mobilisation de la plainte;-le decouragement à moindre embûche;-la resignation;-la crise de sens;- le sentiment d'urgence et l'irrationalité. Les victimes qui baignent dans ces systèmes mythologiques promeuvent inconsciemment l'emergence de la figure du bouc emissaire et recours au risque comportemental, c'est-à-dire à la triangulation dramatique structurelle:-Héros-Victime-Persécuteur. Des questions méta-éthiques et métaphysiques concrètes pourraient être posées dans le domaine du développement méta-éthique et métaphysique de soi, de l'autre, de la structure, du système, de la communauté, de la collectivité et de la société portées par un horizon coopératif. Par exemple:-Qui est le persécuté?- Qui est le Héros?- Qui est la victime?- Qui est le persécuteur?- Quelle est la nature et l'essence même de la crise? ( A suivre).

    Abbé Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé d'Orbais (Perwez).

  • La vision johannique de la mission évangélisatrice.

    Cette vision commence avec la mission des apôtres. Mais quelle est cette mission apostolique? Les Apôtres ont pour mission essentielle de rendre témoignage de la résurrection de Jésus, Lc24,48;Ac2,32;3,15;4,33;5,32;13,31;22,15, et même de toute sa vie publique. Lc1,2;Jn15,27;Ac1,22;10,39s. cf.Rm1,1+. La mission des apôtres s'étend à l'univers, Is45,14+. Les  étapes ici marquées dessinent en gris le schéma géographique des Actes: Jerusalem, qui était le poin d'arrivée de l'évangile, est maintenant le point de départ;cf. Lc2,38+; comme nous l'ont transmis les temoins oculaires et serviteurs de la Parole. (Lc1,1-4);(Lc1,2). La vision de la mission évangélisatrice implique la reconnaissance de l'expérience concrète d'exclusion, de rejet, de la haine, de l'indifférence, de la jalousie, des persécutions, des meurtres, du mémorial de l'heure de la trahison, de la passion, du procès, de la crucifixion, de la mort et de la résurrection du Christ; Ce mémorial eucharistique est une action de grâce pour la nouvelle alliance promotrice de la resurrection, de la vie nouvelle et du Royaume de Dieu sur terre ouvrant à la nouveauté de la vie nouvelle dans le Christ. "Je vous ai dit cela pour vous éviter le scandale"(Jn16,1). Au sens littéral du mot: pierre qui fait trébucher, Mt16,22+. Jésus prévient les apôtres des épreuves qui les attendent, pour que leur foi n'en soit pas ébranlée, cf13,19. La traversée des epreuves de la foi dans la vie missionnaire, ecclésiale, chrétienne et évangélisatrice fait partie de la quintescence de la mission et de l'appartenance au Christ dans le monde, dans la société, dans l'Etat, dans l'Eglise, dans la paroisse, en famille... Les expériences des fragilités et des péchés personnels, sociaux, collectifs, ecclésiaux révèlent la nécessité de trouver refuge dans le Seigneur pour compter sur Dieu et marcher sur le chemin de conversion. La passion chrétienne, évangélique et évangélisatrice ne peut être éludée dans la manière de suivre le Christ dans le monde (Mt16,22). La crédibilité intérieure et extérieure de la pluralité de manière de suivre le Christ depend des dispositions intérieures du chrétien, de serviteur de Dieu, de la servante du Seigneur et de ses actes mentaux, de ses actes du langage, de ses gestes corporels et de ses actes humains, de ses comportements rayonnant la Parole de Dieu ou non à différents dégrés pour des qualités différentes. "Quelqu'un entend-il la Parole du Royaume sans la comprendre, arrive le Mauvais qui s'empare de ce qui a été semé dans le coeur de cet homme: tel est celui qui a été semé au bord du chemin"(Mt13,19). Comprendre la Parole de Dieu pour mieux connaître l'identité réelle de Jésus-Christ c'est comprendre l'intelligence de l'Ecriture, ancien et nouveau Testament afin de voir en Jésus l'accomplissement de Moïse et plus que Moïse, l'accomplissement de l'Ecriture.(Jn9,22). Compréhension et connaissance de la bible et de l'identité réelle de Jésus-Christ amenent l'interprétation de la confession, proclamation, de la célébration et du témoignage chretien et ecclésial en bonne intelligence avec la Tradition, la patristique, le Magistère  et le monde contemporain. Les persécutions missionnaires et évangélisatrices, voir paroissiales et ecclésiales ne peuvent être l'objet de scandale mais devraient être interprétées bibliquement, spirituellement, en bonne intelligence avec l'histoire du salut. Elles sont une interpellation evangélique à la vigilance, à la prudence, à la lucidité critique, au réalisme et à la mefiance. Une telle méfiance se justifie pour discerner les flagelations psychologiques, mentales, culturelles, sociales, économiques, politiques, financières, boursières, Etatiques, corporelles, religieuses (Mt1O,17). Des telles flagelations sont motivées par la haine pour combattre le Nom de Jésus le Nazoreen, pour mettre en prison ses saints, ses disciples, pour leur mise à mort comme martyrs, pour inciter d'autres disciples à blasphémer, à renier la foi chrétienne et pour des poursuites judiciaires contre certains d'entre eux par fureur contre Jésus-Christ, son Eglise et ses disciples.(Ac26,9-11). Les disciples du Christ qui font l'expérience évangélisatrice et missionnaire du rejet, de l'exclusion, de l'indifférence, de la haine, de la jalousie, du martyre comptent sur la confiance que Jésus-Christ a à l'égard de son Père qui l'a envoyé en mission pour le salut de tous. Ils comptent sur la vision christique, voire trinitaire de la mission évangélisatrice.(Jn8,29). "Et celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît"(Jn8,29). Le refus de comprendre la Parole de Dieu et de connaître l'identité réelle de Jésus-Christ envoyé par le Père, donc la mission christique du salut entraîne le rejet, l'exclusion, l'indifference, la haine, la jalousie, les persécutions, le martyre à l'égard des disciples qui demeurent dans le Christ et continuent la mission évangélisatrice(Jn15,21). La sécularisation doit-elle être considérée également comme une des manières de refuser de comprendre la Parole de Dieu, de connaître l'identité réelle de Jésus-Christ envoyé par le Père et donc de connaître la mission christique du salut? Mais paradoxalement, l'adhésion à la Parole de Dieu, à Jésus-Christ envoyé par le Père, à la mission christique du salut universel n'est-elle pas un acte libre et une grâce particulière? Et que dire de la différence entre le spirituel et le temporel en regime democratique? Mais pour quel resultat concret?  Quel enseignement la sécularisation donne-t-elle à la connaissance de la mission christique evangélisatrice pour le salut de l'humanité toute entière, des hommes, des gens et de l'univers? Le paradoxe entre la vision universaliste du salut porté par la mission christique évangélisatrice et les autres visions religieuses et philosophiques, voir culturelles comme la sécularisation et même la mondialisation du commerce, du profit... est source de conflit d'interprétation, des contradictions, des oppositions. Ce paradoxe des visions est aussi source de créativité biblique et ecclésiale, voir sociétale, politique, financiere, boursiere, economique, étatique pour le bien commun mondial spirituel et temporel. Cette créativité ouvre des nouveaux chemins de dialogue inter-religieux, de dialogue oeucuménique et de dialogue entre le temporel et le spirituel, voir la laïcité en régime démocratique. Les défis du syncretisme et ceux de la confusion identitaire, voir de la concentration du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel en une seule personne ou dans un groupe des personnes necessitent l'extension du paradoxe entre les visions du monde, la diversité d'engagements et l'exigence du dialogue de vérité et de qualité dans le respect de l'autre et la transcendance du bien commun. La foi au Christ n'est-elle pas confessée, proclamée, célébrée et témoignée dans nos paroisses, nos villages, nos familles, nos sociétés, nos cultures, nos Etats et dans  le monde par la qualité de l'accueil de l'autre? (Jn13,19-20)? Mais quel devrait être la qualité chrétienne de l'accueil à l'égard de ceux et celles qui refusent en vérité d'accueillir les disciples du Christ, d'accueillir Jésus-Christ lui-même et le Père qui l'a envoyé? (Jn14,29). La qualité biblique, évangélique, chrétienne, ecclésiale de l'accueil est celle portée par un regard de foi, un regard plein de tendresse et de compassion, un regard qui espère l'autre au Nom de Jésus-Christ. (Jn14,29);(Jn16,4). Ce regard de foi est un regard du mémorial eucharistique et christique, voir ecclésial. "Pour vous, soyez en garde: je vous ai prévenus de tout"(Mc13,23). Quel rapport entre cette mise en garde christique et la promesse, voir la venue du Paraclet? Est-ce pour combler un vide? Est-ce pour remplir autrement une présence, la présence christique? Est-ce encore pour demeurer en communion réelle avec le Père et le Fils dans la poursuite des oeuvres, des signes de la mission évangélisatrice pour perpetuer la confession, la proclamation, la célébration des sacrements et le témoignange chrétien et ecclésial par la citoyenneté mais également dans la famille, le village, la paroisse, l'Eglise, le diocèse, la société, l'Etat et le monde contemporain?(A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula.Desservant. Curé d'Orbais.(Perwez).