Témoins du Ressuscité. Ac13-19;Ps4;1Jn2,1-5;Lc24,35-38

Avant d'aborder l'apparition du Christ au lac de Tiberiade, Jn21, cherchons à savoir pourquoi et comment devenons-nous témoins du Ressuscité? Répondre à cette question peut nous amener à nous demander également si notre participation dominicale à l'eucharistie nous ouvre-t-elle à l'intelligence des Écritures, à l'intelligence de la foi pour reconnaître le Christ Ressuscité à la fraction du pain et au service rendu aux autres, à nous-mêmes, à la société, à nos familles, aux familles, aux paroisses, aux villages, aux collectivités, à l'Eglise et au monde en tant que passeurs d'espérance dans une joie complète? Sommes-nous réellement témoins de la Parole de Dieu, de la Bonne Nouvelle au quotidien pour vivre dans la cohérence avec le cri de foi de la première communauté chrétienne, du Kerygme des premiers chrétiens comme l'affirme saint Pierre Ac3,13-19? Nous savons très bien l'exigence, la nécessité et la responsabilité d'un témoin au quotidien pour le dénouement de l'affaire, du différend, du souci, du problème afin de permettre d'établir par exemple la vérité judiciaire de manière objective et dans une juste distance entre les parties concernées. La crédibilité et la cohérence, voir l'authenticité et l'honnêteté du témoin entre le véçu et le témoignage comptent pour l'adhésion à ses actes mentaux, à ses actes du langage, à ses gestes corporels, à ses attitudes, regards, perceptions, représentations, actes humains, comportements, conduites, manières d'être, de vivre, d'agir, de souffrir, de jouïr et de jubiler qui rencontrent le référend ultime, objectif pour lequel il rend témoignage.

Sommes-nous responsables de nos actes pluriels quand ceux-ci sont motivés par l'ignorance et ont pour conséquence le rejet des autres, le rejet de la foi chrétienne, le rejet du réalisme de la crucifixion de toute vie vouée et donnée au service des autres, de l'Eglise, de la société, des concitoyens et du monde à la suite du Christ Ressuscité qui porte les traces des cloux, de la souffrance qu'il a traversé autrement en la transfigurant , en y donnant un autre sens et du sens pour une autre manière, une autre croissance en humanité et en divinité en vertu du principe de la victoire de l'amour sur la haine et de la victoire de la vie sur la mort car Jésus-Christ, lui le chef des vivants, Dieu l'a ressuscité d'entre les morts? Pourquoi et comment témoigner auprès de nos concitoyens, des chrétiens et de la société, voir dans l'entreprise, chez les petites et moyennes entreprises, les indépandants, marchands et non marchands, dans nos milieux de vie, de loisir et de travail, dans nos familles, paroisses, communautés, villages, collectivités, régions que nous sommes par la grâce des sacrements des passeurs de la confiance, de l'écoute, de la libération et du rayonnement lumineux spirituel et temporel du Ressuscité par la médiation notamment de la prière personnelle et communautaire? Comment dire: n'est-ce pas sur nous, Seigneur que s'illumine ton visage? (Ps4). Quelles implications concrètes, existentielles et pour quel questionnement existentiel, elle-même ouverte à l'apport inter et multidisciplinaire, mais en vue de quoi? pour quelle finalité? Pour quel but? 

Sommes nous témoins du pardon et de la réconciliation dans nos lieux de vie, dans nos milieux de vie, dans la société, dans la famille, dans le groupe, l'entreprise, les petites et moyennes entreprises, chez les indépendants, les marchands et non marchands, des banques, les bourses, les finances, dans les réseaux, dans l'espace privé et public, dans l'Eglise, dans l'Etat, dans le monde en prenant de plus en plus conscience que nous sommes des êtres fragiles, pécheurs, aimés et sauvés par Dieu depuis le sang du Christ versé sur la croix? Pourquoi et comment inventer et inviter, sinon inciter de contempler dans une mystique de l'action contemplée pratico-pratique la logique jusqu'au boutiste d'une vie donnée pour et au service de Dieu et des autres pour la construction du vivre ensemble intégrateur et solidaire au niveau intérplanétaire par le brassage de la multiconvictionnalité et de la multiculturalité et par excès d'amour et de passion ouvrant à l'audace de vivre chrétiennement de manière évangélique en respectant au quotidien les commandements de Dieu, le Décalogue et les commandements de l'Eglise, mais aussi la règle d'or évangélique et de manière particulière l'exigence sui-généris, totalement nouvelle de manière radicale et bouleversante de l'amour des ennemis? (1jn2,1-5), en vertu du principe de l'egale dignité humaine et de l'universalité du principe de la raison, voir de la rationalité qui donne à penser à l'exigence de l'égalité des droits pluriels humains dont le respect et la reconnaissance légale sont source du bonheur d'un vivre ensemble harmonieux?

Pourquoi et comment aujourd'hui actualiser avec assurance l'expérience personnelle, ecclésiale, familiale et sociétale de la présence sanctifiante et vivifiante du Ressuscité parmis nous notamment pour croire, célébrer et vivre du cri de l'homme dans la triple exigence révélatrice:cosmique,historique et eschatologique et du cri de la foi, du Kérygme apostolique dans le compagnonnage du récit de l'apparition aux onze Apôtres et aux disciples d'Emmaüs? Comment et pourquoi construire du sens pour devenir aujourd'hui apôtre et disciple du Ressuscité, témoin de l'essentiel, passeurs de l'espérance, du pardon, de la réconciliation, de la joie complète et des expériences renouvellés, totalement nouvelles et actualisées du Ressuscité en bonne intelligence avec les Écritures, avec les sacrements, avec les défis nouveaux de la vie en société, du vivre ensemble interplanétaire, en cohérence avec l'expérience plurielle de Onze apôtres et des disciples d'Emmaüs pour rencontrer le Ressuscité sur le terrain existentiel concret pratico-pratique dans sa complexité, sa diversité et ses spécifications actuelles, d'hier, d'ajourd'hui et de demain mais aussi pour rencontrer de manière expériencielle, existentielle, pratico-pratique ou de manière logico-transcendantal, métaphysique, méta-éthique et méta-théologique le Ressuscité dans le visage des personnes, des créatures traversées dans leur élan vital par le doute, le trouble, l'abîme, les blessures, les souffrances physiques, psychologiques, morales, les maladies, les rejets, la révolte, la désolation, les conflits, les menaces, la mort, la pauvreté, le sur-endettement, le manque d'emploi, le mal être, le mal aîmé, les brisures des liens, les manques, les passions, les séparations, les suicides, les drogues, le mal être, le mal avoir, le mal paraître, le mal du pouvoir, la vie carcérale...Comment et pourquoi persévérer de manière à ôser, avec audace des actes pluriels: des actes mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des attitudes, regards, perceptions, représentations, des actes humains, conduites, comportements, manières d'être, de vivre, de souffrir, de jouïr et de jubiler qui assument la responsabilité individuelle, personnelle, citoyenne, privée et publique, ecclésiale, sociétale, économique, bancaire, boursière, financière, éducative, sportive,culturelle, réligieuse,entrepreneuriale...comme une réponse à l'appel du Ressuscité:"Lèves-toi et marche"? Comment assumer le devoir du témoin du Ressuscité dans le monde contemporain par la médiation des actes pluriels d'espérance et de relèvement, de libération, et de l'expérience plurielle de la Pâques actualisée sur la route de l'existence privée et publique, locale, eclésiale, paroissiale, villageoise, citoyenne, sociétale au niveau local, régional, communautaire, national, supra-nationale, européeenne, internationale, mondiale et planétaire au service d'un vivre ensemble harmonieux promoteur du bien commun temporel et spirituel? (Lc24,35-38). Qu'est-ce qui s'est donc passé au Lac de Tiberiade, selon saint Jean? (A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula.Desservant. Curé d'Orbais.(Perwez).

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