• La responsabilité politique, sociale et administrative chez le Bakongo

    Pour le professeur Mbuaki Nsokila Zita la responsabilité politique, sociale et administrative de l'homme du Bakongo qui fait partie de bantu est sans conteste célèbre et reconnue notamment par le R.P Van Wing dans sa vie et dans ses oeuvres et qui n'a jamais cessé de s'emerveiller devant ces peuples(17). La responsabilité du BaKongo, Bas-Kongo,  Bantu s'exerce dans des actes pluriels mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des attitudes, conduites, comportements, manières d'être, de penser, d'agir, de vivre, de souffrir, de jouïr et de jubiler qui contribuent et promeuvent l'organisation à la fois politique, administrative et sociale qui défient la modernité et qui implique des portions de pays bien avant les découpages coloniaux(18).

    Les récits mythologiques,sources des pratiques rituelles incantatoires et du langage symbolique situent la responsabilité de l'homme du Bas-Kongo, Bakongo, Bantu par ses actes pluriels exceptionnels d'opération et d'organisation qui font de lui un homme exceptionnel qui provient des eaux et des océans, bref du milieu aquatique, étant entendu que sur le plan du langage symbolique, l'eau est la source de la vie et de l'existence humaine(19).

    Dès le premier siècle de notre ère, disent les archéologues et les géologues, les peuples des Bantu qui couvrent l'Afrique Centrale et Australe au Sud du Sahara et dont les 360 langues ont un tronc commun se distinguent par des actes pluriels de responsabilité pour les travaux des métallurgie du fer et les activités et réalisations pastorales et agricoles du sorgho, du millet à chandelle, du fonio et du riz. Entre 2.500 et 2.000 avant Jésus-Christ c'est à l'époque néolithique que les vagues migratoires se réalisent pour des peuples africains qui fuient la sécheresse et la désertification du sahara afin de se réfugier avec leurs animaux domestiques dans les contrées méridionales. Les Bas-Kongo, les bantu ont assumé la responsabilité individuelle et collective des actes pluriels de survie de leurs peuples pour défier la sécheresse par la médiation des actes pluriels des flux migratoires en bonne intelligence avec l'Exode et la libération contre l'irreversibilité de l'inhospitalité de la nature et la quête d'une vie meilleure pour l'ensemble des peuples du Bas-Congo, des Bakongo, des Bantu.

    Selon J.D. Clark entre 2000 avant Jésus-Christ et 500 après Jésus-Christ, les peuples bas-kongo, les bantu inaugurent la civilisation de la culture pastorale-agricole et de la métallurgie du fer sur le complexe de l'Ouest-Africain, c'est-à-dire la partie soudanaise située entre la Guinée et l'Est massif de l'Abyssinie(20). "Les proto-bantoues" sont des populations qui vivent dans la partie marginale méridionale, précisement le Katanga. Ces populations assument la responsabilité des actes pluriels qui'ils posent pour les activités de la pêche, des cultures d'ignames et de palmiers à huile. Le flux migratoire d'autres populations qui vont traverser la foret équatorial le long de l'Ubangi, au premier siècle et qui sera en contact avec les populations appelées "proto-bantu" au Katanga contribuera à l'initiation des proto-bantu à d'autres actes pluriels de responsabilité pour assurer le métier de fer, la culture de la banane, le taro et les ignames(21).

    J.D. Clark constate que les contacts culturels et économiques entre les populations appelés "proto-bantoues" au Katanga et les populations asiatiques des émigrants indonésiens ont permis aux proto-bantous de bien se développer le long de la Côte orientale de l'Afrique en étant doté des moyens nouveaux comme la métallurgie de fer et les cultures nouvelles. Murdeek, par contre récuse cette approche. Pour lui ces contacts culturels et économiques n'ont rien modifié ni bouleversé les milieux traditionnels Bantus. Le colloque tenu à Chicago en 1958 corrobore les vues de Murdock.

    Mais les Bantu, parmis lesquels nous avons les Bakongo d'où sont-ils venus? Pour répondre à cette question, le P. Theilhard de Chardin précise en 1954 que le pays du Rift (Grands Lacs) est à espérer comme le lieu de la question des origines humaines. Les Bantu dont les Bakongo font partie seraient-ils à l'origine des hommes? Ecoutons ce qu'écrit le professeur Mbuaki Nsokila Zita: "En 1954, en conclusion de ses recherches paléo-anthropologiques, le P. Teilhard de Chardin disait:"En contraste marqué avec le Transvaal et la Rhodésie, où, en dehors des grottes et fissures, les dépôts pleistocènes sont peu épais, fortement concentrés et pauvres en fossiles, le pays du Rift (Grands Lacs ) contient un peu partout (par exemple à Olduvai, Kenya, Kaiso, en bordure du Lac Albert, Ouganda, et à la pointe nord du Lac Nyassa) d'importantes séries lacustres stratifiées où le Quaternaire est représenté, depuis sa base la plus inférieure, par une succession de niveaux riches à la fois en ossements et en pierres taillées... De toutes les façons, aussi bien par l'importance de ses formations pléistocènes que par sa position géographique, au foyer même (présumé) de l'évolution des faunes africaines, le Rift se détache de plus en plus clairement comme la région du monde où nous pouvons espérer cerner de plus près que nulle part ailleurs la question des origines humaines"(22).

    Pour le professeur Lukoki Mavoka qui écrit son article intitulé"Système et structures socio-politiques de l'ancien Kongo"dans Actualité et inactualité des "Etudes Bakongo" du Père J. VAN WING. Actes du Colloque de Mayidi du 10 au 12 avril 1980, Inkisi, Grand Séminaire Mayidi,1983, l'étude de la société globale Kongo permet de distinguer la responsabilité systémique, la responsabilité sociale, la responsabilité politique, la responsabilité administrative, la responsabilité structurelle, organisationnelle au sein de l'ancien Royaume de Kongo(23).

    La responsabilité systémique est celle qu'incarne le monarque dans l'exercice de ses actes pluriels où il se met resolument au service du peuple. Le monarque assume ses actes pluriels qu'il pose et leurs conséquences prévisibles ou non à l'intérieur de la systémique structurelle, institutionnelle, aristocratique, administrative et bureaucratique fortement organisée pour contribuer à la construction du sens, à la croissance en humanité et au bien commun du peuple et du Royaume Kongo et cela paradoxalement bien avant le contact avec l'Occident.

    La responsabilité sociale des Bakongo se dit, se vit, se fait voir dans l'exercice des actes mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des attitudes, regards, perceptions, représentations, conduites, comportements, manières d'être, de penser, de vivre, d'agir, de ressentir, de souffrir, de jouïr et de jubiler qui contribuent concrètement, réellement de manière efficace aux résultats concrets de la construction du vivre ensemble harmonieux dans le clan, avec le sol et les ancêtres.

    La responsabilité clanique consiste à poser et à assumer des actes pluriels qui contribuent à la construction du sens, à la croissance en humanité et en force vitale, en vie, en harmonie entre l'ancêtre commun et ses descendants formant ensemble une collectivité vivante de la parentée utérine, matriarcale forte, securisée, source des fragilités, des faiblesses et de peur mais paradoxalement pourvoyant à la vie réelle des individus, à leurs épanouissement familial, social, civique, citoyen, religieux et public. Cette responsabilité clanique dilue la responsabilité parentale, c'est-à-dire celle de la maison familiale qui demeure inexistante quand bien même l'enfant naît d'un père et d'une mère.

    "L'enfant appartient au clan de sa mère, et la mère appartient à son oncle maternel"(24). C'est la collectivité qui vit et qui fait vivre l'individu.  Le chef du clan ou de la collectivité concernée par le regime matriarcal est le relais des ancêtres auprès des descendants. Il exerce sa mission dans le clan par la médiation des actes pluriels mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des attitudes, regards, perceptions, représentations, conduites, comportements, manières d'être, de penser, d'agir, de vivre, de ressentir, de souffrir, de jouïr et de jubiler qui mettent en oeuvre sa responsabilité systémique, structurelle, institutionnelle, organisationnelle et sociale pour péréniser la filiation utérine et la descendance féminine.

    Cette pérénisation de la filiation utérine et de la descendance féminine est la finalité des actes pluriels claniques qui contribuent à promouvoir la responsabilité sociale au niveaux des individus, des relations, des rapports, des institutions et des structures claniques  bien organisés et bien hierarchisés pour un vivre ensemble clanique harmonieux dans la joie complète. " En résumé, le Kanda comprend quatre classes: -Ndonga i bangudi ( la classe des mères);-Ndonga i bangudi Zi nkasi ( la classe des oncles maternels ); -Ndonga i bana ba nkasi ( la classe des neveux et nièces par la mère);-Ndonga i bampangi ( la classe des frères et soeurs cousins et cousines par les mères)."(25).

    Pour le professeur Lukoki Mavoka, ches les Bas-Kongo, l'eloge de la responsabilité est celle de la maternité qui donne les fondamentaux claniques de la fraternité réelle concrète au sein de la filiation uterine et de la descendance feminine entre les vivants et les morts, entre l'ancêtre commun et ses descendants, entre les ascendants et les descendants.

    "Le fondement de la Kanda est le Kingudi (maternité); celle-ci s'étend de la mère à toutes les ascendants (Nkaka, ngudi-Nkaka), à ses frères (ngudi zi nkasi), à ses soeurs (ngudi zi nsakila) et cette extension est réelle pour le Mukongo, puisqu'elle entraîne le Kimpangi, la fraternité véritable entre tous les descendants directs au premier degré des mâles et à tous les degrés des femmes"(26). Cette fraternité réelle est à construire par des actes pluriels qui mettent en valeur les responsabilités des mères, les responsabilités des aïeux,  des arrières, arrières grands parents maternels, des grands parents, des oncles et tantes maternelles.

    Les Bas-Kongo reconnaissent la participation réelle du père et de la mère pour la naissance de l'enfant. La responsabilité clanique maternelle implique une prise en compte sérieuse des exigences de reconnaissance, de gratitude, d'ouverture et de respect à d'autres formes d'extension de la responsabilité structurelle, systémique, clanique et sociale, bien organisée. La réalité de la paternité, la Kitata implique la reconnaissance des actes pluriels paternels contribuant à promouvoir la responsabilité parentale dans la construction du sens et la croissance en humanité clanique et socio-politique de l'enfant. La réalité de la fraternité (le Kimpangi) entraîne l'urgence et l'exigence du devoir et du droit de reconnaître les actes pluriels fraternels qui participent à renforcer les liens de la filiation utérine et de la descendance féminine.

    Le fait et la réalité de la parentée par alliance entre la femme et les frères et soeurs du mari (La Kinzadi) permet d'exiger des actes pluriels qui contribuent à depasser le service de la fraternité clanique, clause issue de la filiation utérine et de la descendance feminine pour promouvoir la construction du sens, la croissance en humanité et le vivre ensemble harmonieux resultant d'une fraternité non clause mais ouverte et s'etendant à une immense parentée resultant notamment du jeu des alliances.

    La réalité de l'existence de la belle famille (la Kizitu) entraîne à penser, à dire, à faire et à poser des actes pluriels mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des conduites, comportements, attitudes, regards, perceptions, représentations, manières d'être, de penser, de vivre, d'agir, de ressentir, de souffrir, de jouïr  et de jubiler qui contribuent à promouvoir le vivre ensemble responsable, fraternel harmonieux avec la belle famille pour qu'elle se considère totalement integrée dans la grande famille, c'est-à-dire dans cette immense parentée.

    La responsabilité des Bas-Kongo se pense, se dit, se vit, se fait et s'assume dans des actes pluriels mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des attitudes, conduites, comportements, manières d'être, de penser, d'agir, de vivre, de ressentir, de souffrir, de jouïr, de jubiler qui contribuent  concrètement et réellement à favoriser la construction du sens, la croissance en humanité, le vivre ensemble harmonieux systémique, structurel, institutionnel, organisationnel, culturel, économique, socio-politique, religieux par la médiation de la fraternité réelle, concrète, sociétale et globale. 

    "Tous les Bakongo sont frères, car ils sont censés descendre d'une mème mère "(27). La fraternité réelle des Bakongo implique la reconnaissance paradoxale de l'indissolubilité des liens qui existent entre les actes pluriels qui contribuent à renforcer la responsabilité clanique et les actes pluriels qui contribuent à sauvegarder la responsabilité du sol, de la terre des ancêtres conquerants qui y sont enterrés et qui demeurent les vrais et seuls proprietaires et responsables du sol, des terres dont les descendants constitués en clans se trouvent pour y vivre, en exploiter par la médiation de la culture, de l'agriculture, de la cueillette, de la pêche et de la chasse.

    Les actes pluriels mentaux, les actes du langage, les gestes corporels, les actes humains, les attitudes, regards, perceptions, représentations, conduites, comportements, manières d'être, de penser, d'agir, de vivre, de ressentir, de souffrir, de jouïr, de jubiler des individus sont determinés par l'indivisibilité du clan et du sol ou de la terre de l'ancêtre commun ou des ancêtres (les Bakulu) qui ont la vraie responsabilité des chefs propriétaires du clan, des individus et du sol ou de la terre quand bien-même ils sont enterrés sur leur sol, celui qu'ils conquerirent.

    La responsabilité préponderante, systémique, indissoluble et intime, réelle et concrète des ancêtres (Bakulu) consiste à poser des actes pluriels mentaux, les actes du langage, les gestes corporels, les actes humains, les attitudes, regards, perceptions, représentations, conduites, comportements, manières d'être, de vivre, d'agir, de souffrir, de ressentir, de jouïr, de jubiler à partir d'outre-tombe, des lieux où ils furent enterrés pour continuer à assurer la pérénité de la filiation utérine, de la descendance féminine mais surtout le vivre ensemble harmonieux, systémique entre le clan et le sol, la terre pour la joie complète des leurs descendants par la médiation du chef du clan, prêtre du culte et homme politique(28).

    "Les ancêtres sont maîtres et propriétaires de la terre et de l'eau, des forêts et de la brousse, avec tous les animaux, qui y vivent, et les palmiers à vin qui y croissent. Ils possèdent également les terres de culture et elles donnent d'abondantes récoltes s'ils daignent le permettre"(29). Et que dit le Père J. VAN WING sur la souveraineté outre tombe de la responsabilite des ancêtres? ( A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé d'Orbais.(Perwez)

    (17) MBUAKI NSOKILA ZITA, L'origine des Bakongo selon le R.P. Joseph VAN WING dans Actualité et inactualité des "Etudes Bakongo" du Père J. VAN WING. Actes du colloque de Mayidi du 10 au 12 avril 1980, Inkisi, Grand Séminaire Mayidi,1983,p41.

    (18) Ibid.

    (19) Ibid.,p42.

    (20) J.D. Clark,"The problem of Neolithic culture in sud-saharan Africa",in J.D. Clark and W.W Bishop. Backround Evolution in Africa, Chicago 1967,pp.601-607.

    (21). MBUAKI NSOKILA ZITA, L'origine des Bakongo selon le R.P. Joseph VAN WING dans Actualité et inactualité des "Etudes BAKONGO" du Père J. VAN WING. Actes du colloque de Mayidi du 10 au 12 Avril 1980, Inkisi,Grand Séminaire Mayidi,1983,p44.

    (22) P. Teilhard de Chardin, Les recherches pour la découverte des origines humaines en Afrique au Sud du Sahara. In "Anthropologie".T.38,n°1-2,pp74-78.

    (23) LUKOKI MAVOKA, Système et structures socio-politiques de l'ancien Kongo dans Actualité et Inactualité des "Etudes Bakongo" du Père J. VAN WING. Actes du colloque de Mayidi du 10 au 12 Avril 1980, Inkisi, Grand Séminaire Mayidi, 1983,p67.

    (24) J. VAN WING, Etudes Bakongo.Sociologie-Religion et Magie (Museum Lessianum-Section Missiologique,n°39), 2e edition, Louvain, Desclée De Brouwer,1959,p.379.

    (25) LUKOKI MAVOKA, Système et structures socio-politiques de l'Ancien Kongo dans Actualité et inactualité des "Etudes BAKONGO" du Père J.VAN WING. Actes du colloque de Mayidi du 10 au 12 Avril 1980, Inkisi, Grand Séminaire Mayidi,1983,p68.

    (26) Ibid.,p69.

    (27) J.VAN WING, Etudes Bakongo. Sociologie-Religion et Magie (Museum Lessianum-Section Missiologique, n°39),2 édition, Louvain, Desclée De Brouwer,1959,p83.

    (28) J. VAN WING, Etudes Bakongo. Sociologie-Religion.Magie, cité par LUKOKI MAVOKA, Système et structures socio-politiques de l'Ancien Kongo dans Actualité et inactualité des Etudes Bakongo du Père J. VAN WING. Actes du colloque de Mayidi du 10 au 12 avril 1980, Inkisi, Grand Séminaire Mayidi,1983,p70.

    (29) Ibid.

  • L'agir pluriel responsable du révérend Père J.VAN WING:Actes pluriels responsables.

    Pour l'abbé Mayivangwa Belela, qui écrit son article intitulé"Notice biographique du R.P.. J. VAN WING dans Actualité et inactualité des "Etudes Bakongo" du Père J. VAN WING. Actes du Colloque de Mayidi du 10 au 12 avril 1980, Inkisi-Grand Seminaire Mayidi,1983, le révérend père J.VAN WING est par sa vie, ses actes pluriels, son agir pluriel, ses oeuvres un témoin, un exemple, de personne, de missionnaire, de scientifique, d'homme responsable par la médiation des actes pluriels, de son agir pluriel, de ses actes mentaux, de ses actes du langage, de ses gestes corporels, de ses actes humains, de ses attitudes,regards, perceptions, représentations, conduites, comportements, manières d'être, de penser, de vivre, d'agir, de souffrir, de jouïr, de jubiler en portant l'âme de sa seconde patrie, le Congo. Sans citer ici ses oeuvres, ses actes pluriels, son implication dans l'amélioration de la vie temporelle et spirituelle, religieuse et sa vision de l'irreversibilité de l'exigence de l'indépendance afin d'accompagner un tel processus plusieurs années avant les faits, sans être suivi, l'abbé Mayivangwa Belela cite parmi ces actes pluriels ce qui suit: "De 1929 à 1931, il porte la responsabilité de la construction de la cathédrale de Kisantu"(10).

    Bien qu'il est compris dès 1956 l'irreversibilité de l'exigence de l'independance et de l'émancipation complète du Congo, les responsables coloniaux belges ne lui donnent pas crédit à ses perspectives d'accompagnement pour mieux se préparer à l'inevitable, à ce but de l'indépendance du Congo. " Il souffrait de l'incompréhension des responsables belges. Quelquefois il sonna l'alarme, comme dans Congo Documents 1956 (p.10):"L'émancipation complète du Congo est inéluctable, et ceci à court délai. Après 1960, il ne perdit pas son temps en regrets inutiles. Il continua à rendre aux congolais et aux oeuvres travaillant pour le Congo les humbles services que lui permettait sa santé chancelante et sa cécité croissante"(11).

    Notons qu'après avoir construit les collèges de Jésuites à Kisantu, le révérend Père J. VAN WING ira au Kivu pour construire d'autres collèges des jésuites.

    Pour le professeur Buakasa Tulu Kia Mpanzu, dans son article:Le lieu de la parole de J. Van Wing dans Actualité et inactualité des "Etudes Bakongo" du Père J.VAN WING. Actes du colloque de Mayidi du 10 au 12 avril 198O, Inkisi, Grand Séminaire Mayidi, 1983, dans le christianisme des pays en mission, la responsabilité chrétienne des actes pluriels de foi, de concélébration et du témoignage de la vie évangélique consistent dans l'acte du langage qui est l'acte de confession du crédo ecclésial en réponse à la Révélation et à l'appel du Dieu Créateur. Cette réponse de l'individu ou de la personne à l'appel de Dieu, à la Révélation du Dieu créateur, de sa Parole est une réponse libre et personnelle qui engage la responsabilité individuelle, personnelle des actes pluriels du chrétien par rapport aux autres, à la société, à la communauté, aux ancêtres, aux vivants et aux génies.

    Dans cette perspective la Révélation chrétienne est libératrice car elle valorise l'individu qui assume librement la responsabilité de ses actes pluriels devant Dieu et par rapports aux autres, à la communauté, au clan. En ce sens, la responsabilité chrétienne individuelle, personnelle des actes pluriels mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des attitudes, regards, perceptions, représentations, conduites, comportements, manières d'être, de penser, d'agir, de vivre, de ressentir, de souffrir, de jouïr, de jubiler est en rupture avec la vision ancestrale de l'individu ou de la personne vivant en harmonie avec les ancêtres, avec les vivants, avec les génies, avec les forces de la nature, diluant ainsi la responsabilité individuelle, personnelle de ses actes pluriels dans l'anonymat du on ancestral, des liens invisibles avec les forces de la nature, avec les ancêtres, avec les génies, avec la culture ancestrale(12).

    La dilution ou l'absence de la responsabilité individuelle du sujet et de ses actes pluriels dans la culture et dans l'anthropologie religieuse africaine est due à un mode de vie communautaire où même le péché et le mal est consideré dans sa dimension collective atteignant toute la communauté des vivants et des morts et dont les rites de réconciliation exigent des sacrifices pour apaiser la colère des vivants et des morts. Toute la vie est organisée et orientée par l'exigence de la vie communautaire.

    Pour le professeur Buakasa Tulu Kia Mpanzu, la dilution et l'absence de la responsabilité individuelle  du sujet et des ses actes pluriels negro-africains s'est trouvé tragiquement renforcée et expérimentée avec la colonisation, le capitalisme et l'industrialisation qui ont amené un nouveau système social et structurel, organique et organisationnel. La colonisation a été caractérisée par la soumission des sauvages, des indigènes c'est-à-dire leur disciplination. Les colons ont pris également en charge la responsabilité historique de leurs territoires et de leurs personnes tout en ayant paradoxalement comme but de permettre aux indigènes de croître en liberté, en sujets individuels, personnels, libres disposant d'eux-mêmes, d'après eux-mêmes et pour eux-mêmes.

    Le système capitaliste mis en place par les colonisateurs a permi de briser la recherche du profit communautaire pour promouvoir la recherche du profit, de l'intérêt individuel, personnel qui correspond au primat de la liberté individuelle et de la responsabilité individuelle ou personnelle des actes pluriels posés par l'individu lui-même pour chercher son propre bonheur.  Le système colonialiste et capitaliste a mis en place l'industrialisation pour assurer la pereneté de la formation sociale et industrielle. "Industrielle, c'est-à-dire, caractérisée par une capacité de production des biens en masse, grâce à une combinaison à la fois des facteurs économiques, tels les capitaux, et les machines, et des facteurs non économiques, telles la rationalité scientifique et technologique et l'organisation"(13).

    Pour le professeur Buakasa Tulu Kia Mpanzu, le christianisme en pays des missions a evolué au Congo Belge pendant 80 ans à l'ombre de la colonisation pour la civilisation de l'homme noir. Mais pendant ce temps, il a également enseigné aux noirs la rébellion à l'égard d'eux-mêmes, de leur identité et des traditions africaines sans  enseigner la rébellion contre le nouvel ordre de rationalité sociale, politique et économique porté par les systèmes colonialiste, le système capitaliste et le système industriel se faisant objectivement proche du nouveau pouvoir tout en servant des individus concrets, des sujets concrets (14).

    La responsabilité scientifique de l'ethnologie ou de l'anthropologie critique, sociale et culturelle faite par le R.P. J. VAN WING pour étudier les systèmes, les rapports historiques, sociaux,économiques, politiques et les sytèmes des comportements des africains à l'époque coloniale est au service de la colonisation, de la conscience coloniale, de l'administration coloniale et des renseignements utiles à la colonisation(15).

    L'évolution des mentalités et des consciences africaines a permis de comprendre de manière critique le mal historique de l'étape missionnaire de la première évangélisation. Elle a permis également d'assumer concrètement des actes pluriels individuels, sociétaux, culturels, économiques, politiques, ecclésiaux, religieux et spirituels et d'en répondre, c'est-à-dire d'en rendre compte dans l'existence concrète pour la construction du sens, la croissance en humanité par la médiation de la foi, de la célébration et du témoignane de vie évangélique et libérateur porté par des aspirations de l'homme, de tout homme, de tout l'homme et de manière particulière des Africains eux-mêmes.

    Le professeur Buakasa Tulu Kia Mpanzu reconnait la quintessence des valeurs universelles confessées et défendues dans le christianisme et qui rejoignent les aspirations fondamentales des populations africaines. Il admet l'engagement de l'évangélisation pour la croissance en autonomie des africains, des indigènes pour leur propre émancipation et leur construction individuelle et collective en sujets responsables de leurs actes pluriels capable d'assumer et de rendre compte de la cause africaine. Il encourage le christianisme à s'inserrer et à s'integrer dans la mentalité ou dans les mentalités, dans les comportements, les coutumes, les us, les moeurs et dans l'organisation de la vie en société des Africains avec une dimension réellement révolutionnaire de responsabilité . Il s'agit pour les africains de poursuivre l'exemplarité de l'agir pluriel ou des actes pluriels du Révérend Père J.VAN WING comme pour l'ensemble de sa vie, des ses actes pluriels et des  ses oeuvres. Pour s'approprier l'agir pluriel du révérend Père J.VAN WING, les africains se doivent d'ecouter réellement et concrètement l'histoire africaine et l'africanité tout en assumant la créativité sui-généris pour relever les défis de l'actualité et ouvrir l'espace de l'espérance pour la construction du vivre ensemble harmonieux et de l'avenir des générations futures. 

    Le christianisme revolutionnaire pose des actes pluriels responsables tant à l'éxtérieur qu'à l'intérieur de l'Eglise en Afrique. Ici l'agir pluriel est celui de l'opposition plurielle à tout ce qui detruit et deconstruit la vie des gens. Un tel agir pluriel du christianisme revolutionnaire est :"à l'extérieur, opposé à l'impérialisme des pays développés et à la domination culturelle et technologique de l'Occident; à l'intérieur, opposé à la pauvreté, à l'injustice, à l'oppression et au racisme"(15).

    Les différents courants de pensée amènent les hommes des sciences à assumer des responsabilités scientifiques sectorielles qui exigent l'intelligence de l'inter ou de la multidisciplinarité pour mieux appréhender l'objet de l'étude, avec lucidité, expertise, ouverture, modestie et questions non résolues. Le professeur Bwakasa Tulu Kia Mpanzu reconnaît le mérite de la vie et de l'oeuvre du Révérend Père J. VAN WING dans cette évolution de la science anthropologique et de l'ethnologie.

    "C'est à la lumière de cette évolution qu'il faut relire Van Wing, dont le mérite est de nous avoir assistés à conserver, tout au moins par écrit, ce qui de nous est menacé de disparition par le défi et l'érosion de la rationalité coloniale, capitaliste et industrielle"(16). Mais que dire de la responsabilité politique, sociale et administrative chez les Bakongo?(A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé d'Orbais.(Perwez).

    (10). L'abbé Mayivangwa Balela, Notice biographique du R.P.J.VAN WING dans Actualité et inactualité des "Etudes BAKONGO" du Père J. VAN WING. Actes du Colloque de Mayidi du 10 au 12 Avril 1980. Inkisi, Grand Séminaire Mayidi,1983, p22.

    (11) Ibid.,p24.

    (12) BUAKASA TULU KIA MPANZU, Le lieu de Parole de J.VAN WING dans Actualité et inactualité des "Etudes Bakongo" du Père J.VAN WING. Actes du Colloque de Mayidi du 10 au 12 avril 1980, Inkisi, Grand Séminaire Mayidi,1983,p34.

    (13) Ibid.,p35.

    (14) Ibid.

    (15) Ibid.,p37.

    (16) Ibid.,p38.

  • La responsabilité dans la tradition africaine et spécialement Bakongo.

    Selon l'oeuvre intitulé,"Les Etudes Bakongo",la responsabilité résulte de la manière dont la collectivité (le clan) assume, par la médiation du chef, l'acte collectif pluriel au service de l'équilibre et d'harmonie pour la construction du sens et de la croissance de l'homme, de la société et de l'humanité en communion avec les ancêtres. Dans son article intitulé,"La culture, cette bonne terre de la Parole de Dieu"paru dans Actualité et inactualité des Études Bakongo du Père J. Van Wing, Actes du Colloque de Mayidi du 10 au 12 Avril 1980, Inkisi,Grand Séminaire de Mayidi, 1983,  Monseigneur Antoine Mayala ma Mpangu, evêque de Kisantu,à l'époque et actuellement defunt , stigmatise la responsabilité des gouvernants, de l'hierarchie ecclésiale et des chrétiens dans l'échec de la première évangélisation après le pouvoir de l''évangélisation accordée par le Pape Alexandre VI aux rois du Portugal dès la fin du XV siècle, sachant bien que le relais évangélisateur sera fait par les Franciscains, les Dominicains(1545-1613), les Chanoines de St Eloi de l'ordre de Saint Jean l'Evangéliste(1508-1532), les Jésuites (1548-1675), les Carmes (1584-1587) et les Capucins (1645-1835).

    Les gouvernants sont appelés à répondre de leurs décisions et de leurs actes pluriels par lesquels ils se sont distingués dans la course au pouvoir, la rivalité entre princes, l'incitation à la révolte, l'instabilité politique et l'insécurité pour la vie des étrangers laïcs et missionnaires (1). L'hiérarchie de l'Eglise, composée des évêques, chanoines et prêtres a posé des actes concernant les trafic des esclaves, tout en se livrant aux commerce et à diverses activités et occupations interdites formellement aux clercs. Elle a été responsable des telles décisions et actes et devrait en assumer les conséquences même si l'environnement des tels actes est celui de la précarité des moyens financiers mis à sa disposition par les rois du Portugal.(2). Les chrétiens ont posé des actes païens, mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des conduites, comportements, attitudes, regards, perceptions, représentations, manières d'être, de penser, de vivre, de ressentir, de souffrir, de jouïr et de jubiler qui ont manqué de conviction forte, de fermeté dans la foi et la morale chrétienne. Ils sont responsables des tels actes païens marqués par les fétiches, la sorcellerie, la superstition, les débauches, les vols, les adultères, les polygamies, les concubinages,etc(3).

    Monseigneur Antoine Mayala-ma-Mpangu note que sous l'influence portugaise, la responsabilité individuelle des rois du Congo est celle des tentatives des actes pluriels de résistance et de révolte pour sortir de l'influence portugaise afin de s'assumer de manière autonome tant sur le plan politique que religieux. Mais toutes ces tentatives seront etouffées par la politique du patronat impérialiste du Portugal.

    Pendant la deuxième évangélisation, la création de l'État indépendant du Congo en 1885 va permettre à ce nouvel État de se soustraire du patronat impérialiste du Portugal. La Sacré Congrégation de la Propagande Fide, fondée en 1622, permettra à l'église du"Zaïre"(Congo, aujourd'hui) d'assumer la responsabilité ecclésiale et pastorale à travers des actes porteurs de responsabilité sociale, notamment pour rélèver les défis de l'enseignement, de la santé, du développement et du bien-être des gens, de leur dignité, de leur liberté et de leur promotion. Des tels actes pluriels contribuent à améliorer le niveau et la qualité de l'enseignement primaire et secondaire, des formations médicales, l'assistance aux déshérités, le développement communautaire et la promotion humaine(4).  

    Pendant la deuxième évangélisation, la responsabilité des gouvernants, de l'hiérarchie ecclésiale et des chrétiens, voir des citoyens se pense, se dit , se fait et se vit dans des actes pluriels promoteurs de la terreur et denomée "le mal zaïrois"(aujourd'hui congolais). Ce mal zaïrois(congolais,aujourd'hui) denoncé par tous et dans tous les secteurs est omniprésent, dangereusement efficace et mystificateur de sens. Et monseigneur Antoine Mayala-ma-Mpangu de préciser:"Dans leur comportement, les chrétiens ne se distinguent guère des autres; ils font comme tous les autres et parfois même pire"(5).

    Le mal Zaïrois(Congolais) consiste dans des actes mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des conduites, comportements, attitudes, regards, perceptions, représentations, manières d'être, de penser, de vivre, de souffrir, de ressentir, de jouïr et de jubiler qui alimentent le fétichisme, la Kindoki, c'est-à-dire la sorcellerie, la superstition, le vol, le refus du sens réel de la souffrance et de la mort, en dépit de notre éducation, formation et instruction intellectuelle et religieuse et malgré les différentes couches de la société dans lesquelles on se trouve(6).

    La responsabilité globale des gouvernants, de l'hiérarchie ecclésiale, évêques, chanoines, prêtres et des chrétiens, voir des citoyens pendant la deuxième évangélisation est celle des actes pluriels, structurels, systémiques et institutionnels, personnels, privés, publics, collectifs, claniques, sociétaux de désespérance et des fondamentaux d'une crise liée à l'effondrement des consciences.  

    Fort de constat tragique, Monseigneur Antoine Mayala-Ma-Mpangu invite ces concitoyens à trouver et à retrouver dans l'homme les ressources de la réflexion, de la liberté d'assumer, en toutes connaissances des causes, des actes pluriels mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des attitudes, regards, perceptions, représentations, conduites, comportements, manières d'être, de vivre, de penser, d'agir, de souffrir, de ressentir, de jouïr et de jubiler qui promeuvent des valeurs morales, intellectuelles et spirituelles fondamentales de l'homme comme la solidarité, la justice, l'entraide, l'insertion, l'intégration, l'ouverture, le respect, la culture. Des tels actes pluriels responsables sont au service de la construction du sens et de la croissance en humanité.

    L'incarnation du Verbe fait chair est le fondement de la mission, de l'intégration ou de l'insertion de l'Evangile dans la vie humaine, sociale, culturelle, économique, politique, religieuse au niveau planétaire quelque soit les groupements humains dans lesquels on se trouve.(7).

    La responsabilité ecclésiale, missionnaire, chrétienne et laïque s'exerce dans des actes pluriels mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des attitudes, comportements, conduites, regards, perceptions, représentations, manières d'être, de vivre, de penser, d'agir, de souffrir, de jouïr et de jubiler qui contribuent à la construction du sens, du vivre ensemble et à la croissance en humanité. Une telle croissance exige de prendre en compte et en considération le souci pluriel de mieux connaître l'histoire, les structures sociales, les manières de vivre, de ressentir, les règles morales, les préceptes religieux, les visions du monde, les pensées et les traditions, coûtumes et cultures des peuples de la terre avec lesquels on vit en tant que citoyen du monde avec une conscience interplanétaire(8).

    La responsabilité particulière des laïcs chrétiens se vit en direct dans des actes pluriels du témoignage pour croire, célébrer et vivre de l'Evangile dans toutes les dimensions de l'existence sociale de manière à les illuminer dans le processus de la construction du sens  et de la croissance en humanité dans la cohérence avec la foi du Christ et la vie de l'Eglise mais aussi et surtout au service du bien commun spirituel et temporel dans le respect des biens et des valeurs de la nature, de la société et de la culture.

    Les actes pluriels responsables sont posés par des gouvernants, par l'hiérarchie ecclésiale et par les laïcs chrétiens qui valorisent et perfectionnent les actes mentaux, les gestes corporels, les actes du langage et les actes humains, les attitudes, regards, perceptions, représentations, conduites, comportements, manières d'être, de penser, de vivre, de souffrir, de ressentir, de jouïr et de jubiler de chacun et de tous pour donner du travail, de l'emploi aux gens, pour sécuriser la vie civile et sociale, la pacifier et contribuer à relever les nouveaux défis de société, de l'univers tout en travaillant à la conservation des patrimoines immatériels, c'est-à-dire moral, juridique, philosophique, culturel, religieux, spirituel et matériels de l'humanité, les oeuvres, les ouvrages, les expériences, les convictions plurielles pour la construction du sens, du progrès et la croissance en humanité.

    Pour Monseigneur Antoine Mayala-ma-Mpangu, l'Africain est un homme dramatique paradoxalement à responsabilité ecartelée entre des regards, des perceptions, des représentations, des systèmes, des pensées de mépris qui l'ont constitué à partir d'une culture meprisée de façon séculaire et de l'expérience esclavagiste qui l'ont façonné à perpétuer son propre mépris qu'il génère perpétue sur ses fondamentaux culturels et systémiques mis au rang de la magie, de la superstition, des fétiches, de la sorcellerie, du syncrétisme, alors que d'un autre côté on pouvait y déceler notamment des actes pluriels de survie, de quête du bonheur, de la résistance, de la révolte, de la quête d'autonomie en bonne intelligence avec le désir fondamental de la construction du sens et de la croissance en humanité.

    "Ainsi pour reprendre l'exemple du fétichisme et de la Kindoki dont les méfaits sont bien connus dans la société Kongo, ne les combattons-nous pas en nous plaçant trop à l'intérieur d'un autre système de valeur? Comment nous expliquerions-nous cette persistance de la croyance à la magie et à la sorcellerie? Pourquoi nous étonner de voir le chrétien aller si allégrement à l'église à la sortie de la maison du féticheur? Ne nous trouvons-nous pas en face des phénomènes culturels mal compris, parce que mal éclairés?"(9). Et le révérend Père J.VAN WING n'est-il pas un exemple vivant, un témoin des actes pluriels responsables au service de la construction du sens, de la fraternité et de la croissance en humanité dans le cadre de la mission qui assume la coexistence entre le bien commun temporel et spirituel? Que dit l'abbé Mayivangwa Belela, à ce propos? (A suivre). Père Hubert Adelain Mayituka Mangangula.Desservant. Curé d'Orbais.(Perwez).

    (1). Son Excellence Mgr. Mayala-ma-Mpangu, La culture, cette bonne terre de la parole de Dieu, dans Actualités et Inactualité des "Etudes Bakongo" du Père J.VAN WING. Actes du Colloque de Mayidi du 10 au 12 Avril 1980;Inkisi, Grand Seminaire Mayidi,1983,p.13.

    (2). Ibid.

    (3). Ibid.

    (4). Ibid.,p.13-14.

    (5). Ibid.,p14.

    (6). Ibid.

    (7). Ad Gentes,n°10.

    (8). Ibid.,n°26.

    (9). Son Exc. Mgr. Mayala ma Mpangu,La culture, cette bonne terre de la parole de Dieu, dans Actualité et Inactualité des "Etudes Bakongo" du Père J. VAN WING. Actes du Colloque de Mayidi du 10 au 12 Avril 1980;Inkisi; Grand Seminaire Mayidi, 1983,p17.