• L'éducation des jeunes au bien privé et au bien public: communion solidaire et tension dialectique

     L'éducation des jeunes au bien privé et au bien public par la médiation des valeurs de communion et de solidarité traversées de part en part par une tension dialectique commence me semble-t-il par la prise en charge de la corporéité en étant attentif à l'hygiène et à la qualité de la vie, à la sécurité alimentaire, aux soins médicaux et esthétiques. Il s'agit de s'investir dans la santé pour améliorer ses aspects physique, psychique, mental, culturel, environnemental pour soi-même mais aussi pour les autres sans en exclure personne. Une telle éducation commence en famille et se poursuit avec les amis et les gens que l'on aime pour collaborer ensemble à une vie heureuse.

    Celle-ci est un idéal, une tâche et un défi pour chacun et pour tous. Elle exige la ferme volonté de s'engager de manière libre, lucide et risquée à promouvoir le bien privé et le bien public, le bien commun temporel et spirituel. Un tel engagement commence par la prise de conscience et la quête d'identité personnelle et colllective, communautaire mais aussi dans le respect et l'adaptation aux défis de la croissance plurielle de chaque être humain, de chaque personne qui grandit, devient mature et apprend à se poser des questions. Des telles questions deviennent décisives à un certain âge où elles se focalisent sur les orientations et les options fondamentales de la vie à construire pour soi avec et pour les autres aux seins des institutions justes.

    Les jeunes qui sont confrontés avec ces expériences  des questionnements existentiels et fondamentaux liés à leur construction et découverte identitaire corporel, ont besoin des espaces pour appréhender dans une éthique de la discussion sensée notamment des questions liées à leur orientation sexuelle vers l'homosexualité, l'hétérosexualité, le fait d'être ou de devenir lesbienne ou de changer de sexe. Ces questions d'orientation vitale, existentielle et anthropologique, ils se les posent à partir des humeurs, des troubles caractériels, de quête identitaire en vue de chercher les voies et moyens propices à leur vrai accomplissement par la médiation de l'acceptation de soi.

    Les jeunes sont conscients que des telles questions qu'ils se posent dans le processus de leur croissance plurielle exigent de réponses tout en reconnaissant que d'autres questions restent sans réponse et trouvent leur mérité dans le fait de les poser pour se mettre en recherche de sens. La question de l'existence de Dieu est une des questions majeures qui permet à l'être humain, notamment au jeune, de se positionner pour ou contre son existence. La vision du monde change selon que la personne se prononce pour cette existence de Dieu ou contre cette existence pour affirmer son inexistence. Dans les deux cas, la liberté de qualité est engagée mais aussi la responsabilité individuelle, personnelle et collective, communautaire dans le processus d'autonomie ou de dépendance libératrice. Autonomie et dépendance libératrice respectueuse de l'autonomie dialectique, aspirée par l'hétéronomie, en vertu de l'incarnation orientent les actes pluriels mentaux, les actes du langage, les gestes corporels, les actes humains. Ils illuminent les regards, les perceptions, les représentations, les attitudes. Ils éclairent les conduites, les comportements, les manières d'être, d'agir, de vivre, de penser, de souffrir. 

    Autonomie et dépendance libératrice, hétéronomie enracinent fondamentalement  les capacités des gens à s'émouvoir, l'intelligence émotionnelle et la capacité à jouir et à jubiler des performances de la vie privée, publique, sociétale et collective. Elles contribuent à la vitalité de la vie familiale, villageoise, paroissiale, ecclésiale, entrepreneuriale, celle des petites et moyennes entreprises. Elles ne laissent pas indifférente les individus, les personnes, les peuples, les cultures et les sociétés face à la question fondamentale consistant à se demander si "Dieu est source de bonheur"?  Une telle question suscite une autre encore beaucoup plus fondamentale: Et que dire du bonheur de ceux et celles qui ne croient pas en Dieu? Mais de quel Dieu parle-ton et par la médiation de quelle religion, de quelle croyance, de quelle pratique religieuse, de quelle philosophie religieuse, de quelle conviction, et de quelle philosophie? Paradoxalement la vision du surhomme consiste à trouver le bonheur dans la maîtrise plurielle de la techno-science, de savoirs, de savoir-faire, de savoir-être, de savoir-devenir, des compétences autonomes.

    La limite de toute autonomie ne se trouve-t-elle pas dans le besoin et le désir de l'amour d'un autre, dans le besoin et le désir d'être entouré des gens que l'on aime et qui nous aime de manière réciproque? Que ressentent et comment vivent des gens qui sont abandonnés, qui se sentent abandonnés, exclus ou qui n'ont aucune protection? Le chrétien ne pourrait jamais se sentir seul à partir de son baptême. Le sacrement de baptême lui rend paradoxalement l'autonomie chrétienne en s'incorporant dans l'Eglise pour faire partie de la grande famille des enfants de Dieu et y vivre l'expérience de la fraternité réelle spirituelle et concrète sui generis qui brave tous les liens de consanguinité. L'Eglise offre au chrétien qui vit sa foi, la célébré et la proclame de trouver dans le grâce et la force de son baptême l'action de l'Esprit-Saint à l'oeuvre au coeur de ses engagements, de ses responsabilités qu'il est appelé à discerner par la médiation de l'invocation, de la prière, de la foi, de la célébration et du témoignage évangélique joyeux. 

    La Parole de Dieu, la Bible est une source de bonheur. Elle permet aux chrétiens qui l'accueillent humblement et avec l' intelligence de la foi de rayonner la puissance de la Parole de Dieu et d'amplifier et d'actualiser  le témoignage des premiers témoins de la foi biblique et chrétienne. Le chrétien fait l'expérience de la réalité du péché, du mal, de la violence, de l'injustice, de rapports de force, de souffrances, de corruption en vertu de sa fragilité anthropologique. Il se met à la suite de Jésus-Christ qui l'appelle à résister à la négativité plurielle et multiforme par la grâce et la force de l'Esprit Saint, de manière biblique, évangélique, en cohérence avec la Tradition apostolique  pour poser des actes qui correspondent à l'agir du Christ. L'exemplarité de l'agir christique par rapport aux maux et aux défis de son époque historico-critique et à la manière dont il a posé souverainement sa vie par amour pour la multitude, dans l'accomplissement de l'Alliance Nouvelle demeure la norme objective de l'agir moral qui se veut en cohérence avec la conscience, comme norme subjective de ce même agir. 

    Le chrétien qui vit de manière lucide, critique, logique, réaliste et sensé, avec les yeux spirituels pose des actes pluriels qui transcendent éthiquement le calcul lorsqu'il est confronté aux questions limites de l'existence et de la radicalité du mal. Il donne du sens  à son agir multiforme ou pluriel par son insertion pragmatique à l'intelligence de l'économie de la foi, de la charité et de l'espérance amplifiée par sa contemplation du Crucifié-Ressuscité pour devenir progressivement témoin de la vérité évangélique, de la justice divine et humaine et du pardon, de la miséricorde et de la réconciliation au service de la paix sectorielle, micro, macro et planétaire, quintessence du bien commun mondial à construire au niveau temporel et spirituel par des approches plurielles, multiformes et complémentaires.

    Une telle tâche plurielle exige et engage des choix et de décisions qui permettent aux différents acteurs du temporel et du spirituel d'affirmer en toute humilité sociétale cette capacité de résister à tous les actes pluriels mentaux, des actes du langage, des gestes corporels, des actes humains, des regards qui déconstruisent l'humanité.  Les acteurs du temporel et du spirituel sont appelés à avoir des perceptions, des représentations, des attitudes, des conduites, des comportements, des manières d'être, de penser, de vivre, d'agir, de s'émouvoir, de souffrir, de jubiler et de jouïr qui contribuent au bien privé et public  de chacun et de tous pour la cohésion et la paix sociale mais aussi pour prendre soins de l'avenir de toute l'humanité dans le respect de la pluralité des talents, des compétences, des responsabilités et des champs d'agir pluriel. La mélancolie, le regret , le sentiment de culpabilité ne permettent pas de libérer les énergies positives permettant aux uns et aux autres de décider d'agir de manière responsable au service de la paix plurielle.

    Quand une personne se sente mal dans sa peau, elle a tendance à chercher des boucs émissaires. Pourtant il est sage et intelligent, voir courageux de savoir engager le dialogue éthique et moral par la médiation de l'éthique de la discussion, de la normalité et de la légalité pour rétablir la confiance entre les personnes concernées par les différends diamétralement opposés et idéologiquement inconciliables. Ce qui fait problème devrait être débattu dans un environnement apaisé, lucide et pacifié pour apprendre à chacun de se libérer, de se sentir mieux, de s'exprimer sans avoir honte, ni se voir déjà vaincu dans un rapport de force systémique et dissymétrique. Le respect de la dignité des interlocuteurs ou des forces en présence, même opposés farouchement les uns des autres est la condition sine qua none pour entrer dans le processus de responsabilisation réciproque et complémentaire respectueuse de la pluralité hierachique au service de la paix globale et sectorielle par la médiation des actes que les uns et les autres assument avec sérénité , raison et pragmatisme. Ces actes de responsabilités sont des actes pluriels mentaux, des gestes corporels, des actes du langage, des actes humains.

    Comment faire en sorte que des tels actes pluriels promeuvent surtout la qualité de la vie privée et publique respectueuse de l'égale dignité au service de la paix en résistant aux faux semblant ou à la volonté de se mentir à soi-même, de faire semblant de paraître pour sauver l'image ? ( A suivre)

    Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant; Curé des Paroisses st Hubert-Ramillies, st Feuillen-Offus, st Symphorien-Petit Rosière (RAMILLIES).

  • Le choix du nom comme exigence de responsabilité, programme de vie, avenir et devenir de l'humanité, mémoire, dette, histoire et défis

    Pourquoi et comment porter un nom devient non seulement un choix, mais une responsabilité, un programme pour l'avenir, le devenir de l'humanité, une dette, une exigence de mémoire et de défis? Pour continuer à réfléchir sur cette question que  je me suis déjà posée, il est intéressant de relire  la vie historique de Jésus de Nazareth de façon objective pour découvrir qu'historiquement cette vie est porteuse des valeurs et des convictions humaines fondamentales et universelles. Jésus de Nazareth nous indique de façon historico-critique que porter un nom est une lourde responsabilité qui implique un programme de vie, des valeurs, des convictions, d'actions, des actes et des engagements au service de la paix, de la justice, de la vérité, de l'unité, de la communion, du service, de la miséricorde, du pardon et de la réconciliation. Un enfant, un jeune, un adulte ou une personne âgée qui cherche à s'approprier ces valeurs profondément humaines peut cheminer sur la longue route, ou marche de la vérité, de la justice, de l'aveu,   du pardon et de la réconciliation mais surtout de l'humilité sociétale.

    . A chaque âge de raison et d'expérience plurielle, la personne apprend à s'excuser pour ses dérives, ses dérapages, ses erreurs, ses bêtises. Il n'est pas évident sur le plan humain de pardonner facilement et d'oublier le mal subit, enduré, les blessures plurielles existentielles, tragiques. Mais l'élan de la relance du pardon offert et reçu est porté sur le plan théologique par l'accueil de la visitation gratuite et gracieuse de la grâce et de la force de l'Esprit-saint dans nos vies à la croisée de l'intériorité fondamentale du coeur et de la raison et de l'expérience de la passivité anthropologico-métaphysico-ontologique et existentielle creusée par l'exigence du manque et de l'incomplétude. Le chrétien arrive à pardonner en engageant une lutte intérieure et extérieure avec ses actes pluriels en confrontant toute sa vie, sa raison d'être, d'exister et d'espérer avec les exigences radicales de la suite de Jésus-Christ pour communier avec sa mort et sa résurrection le troisième jour conformément aux écritures, à la Parole de Dieu et à la Tradition ecclésiale. Pour mieux suivre Jésus sur la croix, le chrétien est appelé à contempler la manière dont les quatre évangiles donnent les récits de la passion du Christ afin de découvrir l'intelligence des dix paroles de Jésus sur la croix ou en croix.

    La suite du Christ sur la croix fait voir au chrétien disposé et ouvert à la grâce qu'il pardonne à ses bourreaux, c'est-à-dire à ceux qui l'ont persécuté, l'ont crucifié. Cette contemplation veçue dans la prière donne la grâce et la force de penser aux coeurs de fer et d'acier, aux dents rigides qui ne donnent aucune possibilité d'une nouvelle chance, c'est-à-dire à la réconciliation. La haine et la rancune, la rancoeur entraînent  la violence perverse  anonyme mais bien tenue et tenace basculant dans la diffamation pour anéantir sa proie, sa victime avec un cynisme mortifère. Est-il possible de quitter le vieil homme de l'adage: oeil pour oeil, dent pour dent? Et si le chemin du dialogue de vérité, de la rencontre authentique, sans masque et de la réconciliation pour une culture de paix commençait avec la dérision, le rire, le sourire, le théâtre, le cinéma? Comment ne pas mimer de façon théâtrale les différends, les conflits, les préjugés, les idéologies, les motivations mortifères, les peurs, les angoisses? Comment ne pas porter en dérision dans la théâtralité la quête du bonheur  dans la famille, avec des amis dans la dynamique de la croissance où grandir en corps, en santé, en science et en sagesse nécessite l'acceptation de soi-même, de son corps avec tous les changements qui interviennent dans la vie? Comment ne pas théâtraliser les difficultés de grandir sans réellement changer sur le plan physique, psychologique, mental, moral, social, éthique? Combien des personnes ne cherchent-elles pas à demeurer enfants dans leurs âmes, dans leurs coeurs, dans leurs esprits pour demeurer jeunes, beaux ou belles en dépit de l'âge, avec toutes les opérations qui s'en suivent chez les esthéticiennes? Des telles personnes ne disent-elles pas intérieurement ceci: pourquoi doit-on grandir et changer alors que l'on ne veut pas accepter son âge avancée avec ses lots de fragilités corporelles?

    Et Dieu dans tout cela qu'elle est sa place? Est-il invité dans nos débats de convictions et d'actes pluriels dans cette quête de l'éternelle jeunesse et du bonheur mais aussi paradoxalement de la résistance à la dégénérescence dans une culture où la longévité résulte des performances médicales, économiques, sociétales, politiques, culturelles et de la qualité de vie heureuse? Et Jésus dans tout cela, quelles traces évangéliques nous permet-il de suivre ou donne-t-il à penser sur le plan historique mais aussi au niveau de la triple révélation cosmique, historique et eschatologique? Par le baptême, nous devenons chrétiens, fils de Dieu par adoption, c'est-à-dire frères et soeurs de Jésus-christ, le Fils Unique de Dieu. Le baptême incorpore le chrétien dans l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique. Pour se faire baptiser, il est demandé d'adhérer à la foi, de la célébrer et de témoigner de l'évangile en entrant dans la grande famille des chrétiens. Les chrétiens que nous sommes sont invités et interpellés par la radicalité évangélique et les exigences de l'engagement et de la responsabilité baptismale de résister contre le mal, contre la vengeance à cause du mal subi. La mémoire vivante de l'Alliance nouvelle en la personne de notre Seigneur  Jésus-Christ mort et ressuscité permet aux pauvres pécheurs que nous sommes, aimés et sauvés par la prévenance du don d'accueillir le sacrement de réconciliation par la médiation de l'aveu du péché, du mal commis et de la réparation dans la dynamique de la conversion permanente.

     Mais comment certaines personnes cherchent-elles à tout maîtriser, contrôler et calculer au niveaux des relations, des rapports, des actes pluriels et de la vie entière des autres au point d'accéder de façon anonyme dans leur profonde identité, intériorité et intimité avec la possibilité de les chosifier et d'en faire des objets jetables au même titre que les déchets dès lors qu'ils ne sont plus utiles où deviennent source des contradictions? Calcul et pardon peuvent-ils aller ensemble? Pardon, calcul et prière peuvent-ils se côtoyer dans l'expérience plurielle du mal commis ou du mal subi? Peut-on résister à une hostilité vis-à-vis des autres avec lesquels nous sommes en conflit de cultures, de valeurs, de repères, de convictions, des actes pluriels, de philosophie, de morale et de religion? La différence peut-elle être source de lumière et itinéraire qui contribuent à la croissance en sens et en humanité pour un vivre ensemble harmonieux sur la route de la paix, de la vérité, du respect, du dialogue, de la réconciliation, de la convivialité et de l'amour?

    Comment doit-être un serviteur de Jésus-Christ qui marche à sa suite? Etre serviteur de Jésus-Christ c'est aussi être passionné d'annoncer la bonne nouvelle de Jésus-Christ, c'est-à-dire de croire, de célébrer et de vivre chrétiennement par ses actes pluriels respectueux de la pluralité multiforme. Ce respect est à construire dans la vie privée, familiale, citoyenne, publique, sociétale, ecclésiale, entrepreneuriale, celle des petites et moyennes entreprises. L'exigence du respect est à consolider avec ténacité éthique au niveau local, ecclésial, paroissial, régional, communautaire, supra-étatique et mondial. Le respect est une valeur sure qui apporte un surplus d'humanité dans l'amplification du service rendu à soi-même, aux autres, aux institutions justes et au monde pour la gloire de Dieu, le salut du genre humain, c'est-à-dire le notre personnellement et celui des gens. Le geste de réconciliation est un geste qui contribue fortement à la croissance en sens et en humanité dans une culture de paix qui l'emporte sur la culture de la guerre.

    Ce geste de réconciliation est un geste éthique et moral qui contribue au dialogue, à la considération réciproque dans la vérité, l'humilité et la reconnaissance de l'égale dignité. Il favorise la prise de conscience et l'engagement éclairé en faveur des droits de l'homme, des droits humains, des droits civiques, des droits sociaux, des droits politiques, des droits économiques, des droits administratifs. La réconciliation est un acte performant qui valorise la consolidation du vouloir vivre et bien vivre ensemble dans la normalité, la légalité et l'égale dignité sur la route de la justice respectueuse des droits commerciaux, des droits maritimes et ferroviaires, des droits de l'usage de la force et de la contrainte légitime, de droit à la sécurité des personnes, des biens, de systèmes locaux, régionaux, communautaires, nationaux, internationaux, mondiaux. La construction du bien commun systémique, structurel et durable au niveau temporel et spirituel intègre les réalités locales, régionales, communautaires, étatiques, supranationales et mondiales qui favorisent le primat de l'éthique et de la morale dans le politique et la politique, dans l'économique, le culturel, le religieux, les espaces entrepreneuriaux, les petites et moyennes entreprises, les indépendants et qui respectent la normalité, la légalité, l'universalité des principes de la raison, de l'égale dignité et de la pluralité des convictions, des actes, des cultures, des civilisations au service de l'homme, de la société, de l'Etat et du monde.

    Comment l'éducation favorise-t-elle la prise de conscience du bien commun à partir de la réalité de la prise en charge de notre propre corps dans la chaîne de l'interdépendance corporelle sociétale et symbolique qui donnent à penser aux exigences de communion solidaire et dialectique entre le bien privé et le bien commun? ( A suivre); Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé des Paroisses st Hubert-Ramillies, st Feuillen-Offus, et st Symphorien-Petit Rosière.(RAMILLIES).

  • La découverte de la mission dans les étapes de la croissance humaine chez les jeunes.

     Les jeunes découvrent leur mission à travers les différentes étapes de leur croissance en sens et en humanité comme toute personne engagée sur le chemin de la maturation dynamique.  Cette mission peut être perçu comme une expérience à réaliser à cours et à long terme à travers les étapes du principe de gradualité mais aussi du principe de subsidiarité. La personne discerne et découvre sa mission avec l'apport des facteurs culturels, environnementaux, humains qui sont en cohérence avec ses actions, ses engagements et ses témoignages. Ceux-ci  résultent et rayonnent fondamentalement des principes, des convictions et des valeurs attestés par la médiation des actes pluriels.

    Le jeune qui découvre la foi et qui y adhère trouve une joie de vivre cette foi, de la célébrer et de la partager avec enthousiasme. La foi chrétienne éclaire le jeune à prendre conscience de sa mission et de ses choix devant Dieu, par rapport à lui-même, à ses proches, à sa famille, aux autres jeunes et aux adultes, mais aussi par rapport aux exigences et défis de citoyenneté et de sociabilité dans la manière de s'impliquer à construire du sens et à croître en humanité pour un vivre ensemble radieux et respectueux de l'égale dignité, de la normalité et de la légalité au service du bien commun temporel et spirituel. La foi chrétienne illumine de manière positive l'idéal de société, de l'église, de l'Etat et du monde pour construire la paix, la réconciliation et le respect planétaire. Dans ce sens, la vie de Jésus-Christ fascine parfois tant des enfants, des jeunes et des adultes qui cherchent à mieux s'approprier ses paroles, ses actions, sa bonne nouvelle pour l'humanité toute entière afin de marcher et de vivre à sa suite.

    Certaines personnes s'arrêtent simplement à la vie humaine de Jésus-christ, vrai homme en raison de leurs convictions qui sont différentes des convictions chrétiennes. Mais même dans ce cas là, sur le plan strictement historique et humain, l'étude de la personne de Jésus-Christ, replacée dans son contexte et à son époque historico-critique, fascine et donne des indications sur la manière et le style de vie. L' étude historique et critique de Jésus de l'histoire ouvre des possibilités à l'émerveillement pour donner du sens à ses propres actes pluriels, mentaux, à ses actes du langage, à ses gestes corporels. La personne qui médite, étudie, contemple la vie de Jésus sur le plan strictement historique peut y trouver des enseignements précieux et des intuitions fondatrices pour donner du sens et croître en humanité au niveau de ses propres actes, regards, perceptions, représentations, attitudes, conduites.

    Ses comportements peuvent basculer vers des témoignages lumineux d'humanité et d'excellence éthique portés par la métaphysique de la pluralité des savoirs à travers les médiations de savoir-faire, de savoir-être, de savoir-devenir promoteurs des compétences multiformes. Celles-ci contribuent à promouvoir une éthique des manières et de styles d'être, de penser, de parler, de percevoir les choses, les êtres, les rapports, les relations, le monde en vue de construire la rencontre heureuse, la paix, la réconciliation, le respect de la dignité humaine et de la liberté notamment la liberté religieuse. La révolution éthique et morale nécessite des représentations, des attitudes, des conduites, des comportements respectueux de la vie, de ses expériences plurielles personnelles, familiales, sociétales, privées et publiques pour accompagner des personnes fragiles qui souffrent mais aussi d'autres personnes qui vivent des expériences de joie, de bonheur, de jubilation avec une attention particulière aux oubliés de la périphérie.

    La vie historique de Jésus de Nazareth peut donner à penser à la révolution et à la libération fondamentalement anthropologique de l'homme sur la route de la vie pleinement prophétique, audacieuse et libératrice en tout lieu, en tout temps et en toute circonstance mais aussi de manière actualisée et actualisable dans la durée. Jésus-Christ s'est lui-même historiquement inscrit dans la lignée prophétique tout en ouvrant la nouveauté des exigences de l'amour des ennemis et de la justice plurielle religieuse, politique, économique, sociale, culturelle. Ces exigences ont basculées vers l'ouverture et l'acceptation de tous, de tout le monde dans une culture qui valorise les valeurs de paix, d'unité, de vérité, de réconciliation, d'amour et du vivre ensemble harmonieux sectoriel et planétaire englobant la paix de toute la Création.

    Ces intuitions et tant d'autres qui sont historiquement admissibles pour les contemporains de Jésus de l'histoire mort sous Ponce Pilate, gouverneur romain restent d'actualité et sont intemporelles sur le chemin de la construction du sens et de la croissance en humanité en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance.  Pourquoi et comment porter un nom devient non seulement un choix, mais une responsabilité et un programme pour l'avenir et le devenir de l'humanité toute entière? ( A suivre ).

    Hubert Adelain Mayituka Mangangula. Desservant. Curé des Paroisses st Hubert-Ramillies, st Feuillen-Offus, st Symphorien-Petit Rosière. (RAMILLIES)